•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des restaurateurs en zone rouge veulent pouvoir rouvrir

Une serveuse avec un plateau à la main porte un masque.

Des restaurateurs en zone rouge croient pouvoir rouvrir leurs établissements sans mettre en danger la santé de leurs clients (archives).

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Radio-Canada

Des restaurateurs en zones rouges ont lancé un cri du cœur jeudi à Québec pour qu’ils puissent reprendre à nouveau leurs activités après le défi 28 jours lancé par le premier ministre François Legault. Des restaurateurs drummondvillois, eux aussi en zone rouge, croient pouvoir rouvrir leurs établissements sans mettre en danger la santé de leurs clients.

C’est le cas de Julie Arel, propriétaire du restaurant la Muse, à Drummondville. Selon elle, toutes les mesures sanitaires sont respectées dans son établissement. Chaque employé à son poste à deux mètres de distance. Ils ont leur masque, leurs lunettes de protection. Ils sont tous à deux mètres de distance. Pour nous, ce n’est pas vraiment un problème, indique-t-elle.

D’ailleurs, elle rappelle qu’avant de fermer lors du passage du Centre-du-Québec en zone rouge, il n’y avait pas foule dans son restaurant. On avait une belle clientèle. Il n’y avait pas de regroupement. Tout était en place pour faire attention, poursuit-elle avant de confier ne pas comprendre pourquoi les restaurants ont dû fermer lors du passage en zone rouge.

Quand tu vas chez Costco, ça déborde, alors que dans les restaurants, on est tous en distanciation sociale et il faut fermer. C’est vraiment bizarre.

Julie Arel, propriétaire du restaurant la Muse, à Drummondville

La lettre ouverte publiée jeudi matin est une excellente initiative, selon elle. Elle l’a d’ailleurs signée. Je me suis dit enfin, il y a quelqu’un qui se lève debout et qui dit ce qu’on pense, nous, les restaurateurs, souligne-t-elle.

D’importantes pertes financières

Par ailleurs, les pertes financières liées à cette fermeture forcée font très mal, selon la restauratrice. On n’a pas droit à la subvention salariale. [...] On travaille beaucoup. On fait des semaines de 70 h pour faire des commandes à emporter et de la livraison. C’est très difficile présentement, admet-elle.

De son côté Stéphane Proulx, propriétaire du Baboune Bar Tapas, également à Drummondville, croit lui aussi que les restaurants pourraient rouvrir, sans pour autant perdre les aides financières octroyées spécifiquement aux entrepreneurs en zone rouge.

C’est important que les gens aient un divertissement. Qu’on soit ouvert, ça peut être une bonne chose. Mais il faut faire attention parce que nous sommes en zone rouge et nous avons des subventions qui nous aident à payer nos frais fixes. Ça nous aide énormément. Si on veut être ouverts, il faudrait que ces subventions continuent, nuance-t-il.

Faibles chances de rouvrir le 28 octobre

Le premier ministre du Québec, François Legault, s'est montré sensible aux doléances des restaurateurs, jeudi, mais a admis que les chances de voir les salles à manger rouvrir dès le 28 octobre à Montréal et à Québec étaient faibles .

La fermeture des salles à manger de Montréal et de Québec a été ordonnée le 1er octobre pour une période de 28 jours, et celles d’autres régions passées en zone rouge par la suite ont subi le même sort.

En conférence de presse, jeudi après-midi, M. Legault a dit comprendre certains des arguments des restaurateurs, mais sans pour autant céder à leur pression.

J’ai des amis propriétaires de restaurants qui me disent : "est-ce que je me prépare pour le 29 [octobre], à commencer à acheter la marchandise, tout ça". Aujourd'hui, je regarde le nombre de cas, les chances sont faibles, a-t-il admis.

François Legault se donne jusqu’au début de la semaine prochaine pour dire aux restaurateurs ce qui va arriver à partir du 29 octobre.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !