•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le mouvement « Je porte la jupe » s'invite au Collège de Lévis

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Gros plans sur des jambes de garçons qui portent des jupes et des bermudas.

Des jeunes du secondaire en jupes et en bermudas.

Photo : Radio-Canada / Sébastien Tanguay

Après avoir vu les publications se multiplier sur les réseaux sociaux, Sofia Dubé a elle aussi voulu désexualiser le port de la jupe et sensibiliser son milieu scolaire à l’égalité des sexes et la diversité sexuelles.

Comme cela s’est fait dans plusieurs écoles du Québec ces dernières semaines, elle a invité les garçons de son école à porter la jupe et les filles, le bermuda. Plusieurs dizaines d’élèves du Collège de Lévis ont embarqué dans le projet.

Le mouvement c'était vraiment pour l'égalité des sexes, l'égalité des genres, l'ouverture d'esprit par rapport aux personnes, précise l’élève de cinquième secondaire.

Sofia Dubé, organisatrice de la journée des filles en bermuda et des garçons en jupe

Sofia Dubé, organisatrice de la journée des filles en bermuda et des garçons en jupe

Photo : Radio-Canada

La journée de sensibilisation a permis aux élèves de discuter des enjeux entourant les codes vestimentaires et le jugement porté sur l’habillement des filles.

Cédrick Faucher n’a pas hésité un instant avant d’enfiler la jupe. Je trouvais ça plate un peu que les filles soient comme portées à s'adapter dans leur code vestimentaire, dans ce qui porte dans leur vie de tous les jours, puis la plupart du temps bien c'est la faute des gars, du jugement que les gars portent sur elles.

Michel Guay a lui aussi suivi le mouvement pour sensibiliser les gens de l'école à la diversité et pour prouver que tu peux porter ce que tu veux, qui que tu sois et prouver que les vêtements n'ont pas de genre.

« Porter des valeurs »

Si dans certaines écoles le mouvement s’est buté une résistance de la direction, ça n’a pas été le cas au Collège de Lévis.

À partir du moment où un élève veut porter des valeurs, veut réaliser quelque chose, c'est dans notre mandat de lui donner des outils, de lui transmettre des repères, afin qu'il puisse atteinte cet objectif, raconte l’animatrice de pastorale Valérie Laflamme.

Valérie Laflamme-Caron regarde la caméra.

Valérie Laflamme-Caron est responsable de la pastorale qui a chapeauté le projet.

Photo : Radio-Canada / Sébastien Tanguay

La journée des garçons en jupe et des filles en bermuda a fait l’objet d’une brève rencontre avec l’élève pour s’assurer de son sérieux. Tant que les jeunes sont articulés, tant qu'ils donnent du sens à leur projet, à leur activité, bien nous ça nous fait plaisir de les voir s'épanouir là-dedans.

Avec les informations de Sébastien Tanguay

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !