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Ouverture d'un nouveau centre d’hébergement de transition pour les itinérants d’Iqaluit

Portrait d'une femme.

Laurel McCorriston, directrice de la société Uquutaq d'Iqaluit, affirme qu'avec le nouveau centre d'hébergement de 60 lits, son organisme souhaite augmenter le nombre de places disponibles pour les personnes en situation d'itinérance.

Photo : CBC / Travis Burke

L'Uquutaq Transitionnal Shelter offre en tout 60 lits pour des hommes en situation d’itinérance et des logements abordables pour répondre à la crise du logement du Nunavut.

C’est un projet qui était attendu depuis longtemps. Initialement prévu pour l'automne 2019, puis repoussé à mars 2020, c’est finalement le lundi 26 octobre que les portes seront ouvertes aux itinérants d'Iqaluit, après une ouverture officielle jeudi.

On est tellement heureux que ça soit enfin fini, admet, soulagée, la directrice générale de la société Uquutaq, Laurel McCorriston. L’organisme à but non lucratif exploite les deux immeubles adjacents abritant les logements du centre.

Le projet Uquutaq Transitionnal Shelter, qui doit remplacer le refuge géré actuellement par l’organisme, comprend plusieurs volets, selon Mme McCorriston. Le premier est un espace de 30 lits pour un refuge classique.

Les 30 autres lits serviront pour le second : un programme offrant des logements de transition pendant deux ans dans le le but d'accompagner les personnes vers une plus grande autonomie.

Au début, ce programme de transition accueillera les personnes qui ont une vie plus stable et qui sont au refuge actuel depuis le plus longtemps, affirme Mme McCorriston. Il s’agit d’un programme indépendant avec une entrée séparée et des espaces communs en plus grand nombre qu’un refuge classique.

Les personnes qui entrent dans le programme élaborent un plan individuel qui les aide à développer les compétences dont ils ont besoin pour vivre de façon autonome, explique-t-elle. Des employés seront chargés de les appuyer dans ce processus. Les bénéficiaires seront aussi accompagnés par des organismes locaux, qui sont en train d’être consultés, notamment pour la recherche d’emploi.

La directrice de la société Uquutaq affirme néanmoins que, si au bout des deux ans, une personne n’est toujours pas prête à être autonome, elle pourra rester.

Le gouvernement fédéral s’est engagé à financer la construction du centre d’hébergement de transition à hauteur de 8,045 millions de dollars par l’intermédiaire du Fonds national de co-investissement pour le logement (FNCIL).

Des prix au moins 20 % en deçà du marché local

Uquutaq Transitionnal Shelter a aussi la particularité de proposer des logements de location. Cinq des 11 unités seront offertes pour un loyer qui ne dépassera pas 80 % du loyer moyen sur le marché local.

Il faut compter 834 $ pour un appartement avec une chambre, et 2142 $, pour un appartement avec deux chambres, dit Mme McCorriston, qui affirme que certains bénéficiaires qui dorment dans le refuge actuel ont les moyens de payer un loyer plus abordable.

Selon Laurel McCorriston, si l’ouverture de Uquutaq Transitionnal Shelter propose une solution d’accompagnement, le coeur du problème demeure le même : le manque d’infrastructures. Seuls 10 % des logements du marché locatif sont accessibles aux particuliers. Les autres sont réservés au gouvernement ou aux entreprises privées, précise-t-elle.

Mme McCorriston siège par ailleurs dans un sous-comité de la Ville d’Iqaluit qui évalue la façon d'augmenter le nombre de logements au territoire en s’inspirant de ce qui a pu être fait ailleurs au pays. On doit à tout prix régler ce problème pour continuer à avancer, tranche-t-elle.

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