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Des championnats provinciaux virtuels de patinage artistique au Québec

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Un patin sur la glace

Un patin sur la glace

Photo : Getty Images / AFP/ARIS MESSINIS

Pour la première fois de son histoire, Patinage Québec tiendra ses championnats provinciaux juniors et séniors virtuellement.

Les patineurs devront réaliser leur programme court et leur programme libre dans leur centre d’entraînement. Leurs performances seront filmées, puis envoyées aux juges qui chacun chez soi, détermineront les notes allouées.

C’est sûr que c’est un défi technologique. Ce n’est pas quelque chose qu’on avait fait avant à Patinage Québec. On fait des tests déjà depuis plusieurs semaines, explique la directrice générale de l’organisme, Any-Claude Dion.

Patinage Québec a fourni des critères stricts quant à la façon et aux angles que devront utiliser les entraîneurs, qui filmeront les routines.

On a aussi une personne assignée qui va s’assurer du respect des règlements lorsque la captation sera faite pour les patineurs, ajoute Mme Dion.

Le concept a été utilisé ailleurs dans le monde du patinage artistique. Une compétition similaire a eu lieu en septembre aux États-Unis, tandis que la Colombie-Britannique a tenu une compétition où les patineurs étaient rassemblés, mais que les juges étaient à distance.

On voyait ça comme une opportunité pour nos athlètes. Est-ce que c’est l’idéal? Non.

Any-Claude Dion, directrice générale de l’organisme

Entre 100 et 150 patineurs prendront part aux championnats provinciaux, un tremplin vers le Défi de Patinage Canada - aussi tenu virtuellement - l’événement qualificatif pour les championnats canadiens.

Une jeune fille sur une patinoire pratiquant le patinage artistique.

Les patineurs devront se filmer et envoyer leurs performances aux juges (archives).

Photo : Radio-Canada

Adaptation des athlètes

Les patineurs devront s’adapter à des circonstances particulières pour la compétition virtuelle, sans la foule pour réagir aux meilleurs moments de leurs performances.

C’est juste différent comme ambiance, raconte Samuel Angers, qui a pris part à un premier événement virtuel la semaine dernière. L’anxiété de compétition n’est pas la même.

On a l'habitude de connecter avec les juges durant notre performance. Là, il y a juste une caméra qui nous suit, ajoute le Gatinois de 27 ans, qui revient à la compétition après près de 3 ans d’absence.

Défi dans les zones rouges

Patinage Québec observe une légère baisse des inscriptions pour ses championnats provinciaux, puisque certains athlètes juniors et seniors avaient déjà choisi de tirer un trait sur leur saison 2020-2021.

La difficulté d’avoir accès à un centre d’entraînement pour les athlètes en zone rouge qui ne sont pas associés à un programme sports-études représente un des défis pour l’élite de la discipline.

Ces derniers doivent trouver des heures de glace afin de s’entraîner puisque les activités des clubs ont dû cesser jusqu’au 28 octobre. Les organisations en zone rouge représentent environ 75 % des membres de Patinage Québec.

On a cette inquiétude que ce ne soit pas tout le monde qui est en mesure de remettre ses vidéos, raconte Any-Claude Dion. Donc, on a laissé une longue période de temps pour nos patineurs afin de filmer ces vidéos-là.

Par ailleurs, les Championnats canadiens de patinage artistique, eux, ont été repoussés d'un mois. La compétition sera présentée au Centre sportif Doug Mitchell Thunderbird, à Vancouver, du 8 au 14 février plutôt que du 11 au 17 janvier.

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