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Des travailleurs de soins à domicile mal équipés et mal informés, selon le syndicat

Des mains d'aînés tenus par un soignant prodiguant les soins à domicile.

Certains travailleurs de soins à domicile ne reçoivent pas l'équipement de protection individuel approprié, tandis que d'autres ne sont pas informés lorsqu'ils travaillent avec des personnes atteintes de la COVID-19, affirme le syndicat.

Photo : Radio-Canada / iStock

Radio-Canada

Certains travailleurs de la santé n'ont toujours pas accès à un équipement de protection individuel (PPE) adéquat et ne sont pas informés lorsqu'ils travaillent avec un patient atteint de la COVID-19 ou en attente d’un résultat de test de dépistage, dénonce la section locale 204 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).

Selon le syndicat, l'Office régional de la santé de Winnipeg (ORSW) a ordonné aux gestionnaires de ne pas communiquer cette information aux travailleurs des soins à domicile.

L’organisation représente 14 500 membres du personnel de soutien en soins de santé, au sein de l'ORSW et de Soins communs Manitoba. Elle a déposé des dizaines de griefs cette semaine dans des établissements de santé supervisés par ces employeurs, selon un communiqué de presse publié mercredi.

Que la directive de l'ORSW soit de cacher des renseignements essentiels sur la sécurité au travail de nos membres qui offrent des soins à domicile de première ligne est, à notre avis, illégal, dénonce la présidente locale du syndicat, Debbie Boissonneault, dans une déclaration écrite. Elle allègue que c'est une violation de la Loi sur la santé et la sécurité au travail.

La rétention de ces informations met en danger les clients et le grand public.

Debbie Boissonneault, présidente locale du Syndicat canadien de la fonction publique

Debbie Boissonneault explique que les conditions ne sont pas les mêmes selon qu'on offre des soins à domicile ou qu'on travaille dans un établissement de santé. Dans un environnement comme un hôpital, il peut y avoir une unité ou une salle qui reçoit les cas de COVID-19, où le personnel sait qu'il travaille avec une personne infectée et peut prendre les précautions appropriées.

Lorsqu'un employé en soins à domicile entre dans la résidence d'une personne qui est infectée, il se peut qu'il ne le sache pas, poursuit-elle.

Les travailleurs des soins à domicile sont à nouveau traités comme si leur santé et leur sécurité importaient peu, et nous en avons assez.

Debbie Boissonneault, présidente locale du Syndicat canadien de la fonction publique

La représentante du SCFP dit avoir également entendu des membres dire qu'ils ne recevaient pas toujours des équipements de protection adéquats. Certains ont dû argumenter pour en obtenir.

Nous croyons que, si un travailleur de la santé est affecté à une unité de COVID-19, il devrait recevoir automatiquement toutes les protections possibles disponibles sans délai ni insistance, précise la présidente locale.

Le SCFP encourage ses membres à refuser tout travail dangereux.

Jeudi, un porte-parole de l’ORSW a indiqué être au courant du grief présenté par le SCFP et que le processus de règlement des griefs suivait son cours pour répondre aux préoccupations du syndicat.

Nous ne discuterons pas des détails du grief dans les médias, nous réservons ces discussions directement avec le SCFP pour arriver à une résolution des problèmes, a indiqué par écrit la porte-parole de l’ORSW.

CBC/Radio-Canada est toujours en attente de réponses de la part de Soins communs et de la province.

Avec les informations de Rachel Bergen

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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