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Les ambulanciers du Témiscouata impatients de mettre un terme aux horaires de faction

Une ambulance de la CPT garée devant la caserne.

La Coopérative des Paramédics du Témiscouata juge que « le temps presse » pour abolir ces horaires (archives).

Photo : Radio-Canada / Jérôme Lévesque-Boucher

Radio-Canada

La Coopérative des Paramédics du Témiscouata attend avec impatience l'abolition des horaires de faction promise par le premier ministre François Legault lors de sa dernière visite dans la région en juillet.

Or, trois mois plus tard, le directeur général de la Coopérative des Paramédics du Témiscouata, Éric Bouchard, estime que le temps presse puisqu'il note que son équipe est de plus en plus démotivée.

Selon lui, certains ambulanciers paramédicaux étudient même la possibilité d'aller poser leur candidature à d'autres casernes.

Ces horaires, aussi appelés « horaires sur appel », forcent les ambulanciers à être disponibles à leur domicile 24 heures sur 24, pendant sept jours consécutifs, pour se rendre au travail en cas d'urgence.

Selon la coopérative, ces horaires occasionnent un délai d'intervention de 7 à 12 minutes supérieur à celui des horaires à l'heure, car les ambulanciers doivent d'abord se rendre à la caserne pour récupérer le véhicule d'urgence.

M. Bouchard note les conséquences qu'entraînent les horaires de faction.

Depuis deux mois, on a des ruptures de service dans le secteur de Cabano. On est obligés de fermer le véhicule [...]. C'est la zone voisine qui doit répondre, illustre-t-il.

Le directeur général de la coopérative établit un lien entre les ruptures de service et les normes de la CNESST, qui exigent un nombre minimal d'heures de repos pour chaque ambulancier.

Les secteurs des Basques et de Notre-Dame-du-Lac prennent le relais lorsqu'une rupture de service survient.

Patience pour les ambulanciers

De son côté, le député caquiste de Rivière-du-Loup–Témiscouata, Denis Tardif, dit comprendre la frustration des [ambulanciers paramédicaux] alors qu'il a lui aussi promis en campagne électorale de mettre un terme aux horaires de faction.

Ça fait deux fois que le premier ministre s'engage de façon très claire dans ce dossier, rappelle-t-il.

Il réclame une fois de plus un peu de patience, sans toutefois donner de date précise pour l'abolition des horaires de faction.

Nous allons livrer ce dossier-là, il n'y a pas d'inquiétude [à avoir], assure le député. Ce n'est qu'une question de temps! Je vous demande un peu de patience. Laissez-nous travailler.

Avec les informations de Jérôme Lévesque-Boucher

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