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Le premier ministre de T.-N.-L. ne veut pas tenir d’élections à l’automne

Cette semaine, plusieurs membres du gouvernement libéral ont refusé de dire si les élections auraient lieu à l’automne, ce qui a poussé les partis d’opposition à réclamer une réponse claire sur la date du prochain scrutin.

Le premier ministre libéral de Terre-Neuve-et-Labrador, Andrew Furey.

Le premier ministre libéral de Terre-Neuve-et-Labrador, Andrew Furey, répond aux questions des journalistes le 22 octobre 2020.

Photo : Radio-Canada / Patrick Butler

Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, qui a fait son entrée à l’Assemblée législative, jeudi, écarte la possibilité de déclencher des élections générales d’ici la fin de l’année.

En période des questions, sous les chahuts de l’opposition, Andrew Furey semblait refuser de confirmer que les électeurs ne seraient pas appelés aux urnes d’ici les Fêtes.

Le chef libéral a promis en juin dernier, lorsqu’il était candidat à la direction de son parti, de ne pas tenir des élections à l’automne en raison de la crise sanitaire.

Comme j’ai déjà dit publiquement, j’ai l’intention de suivre la loi en ce qui concerne la date des élections, a-t-il répondu à une question du Parti progressiste-conservateur, une réplique qui semblait ouvrir la porte à un déclenchement hâtif des élections.

La loi électorale indique simplement que M. Furey doit dissoudre le parlement et tenir des élections dans un délai d’un an après son élection comme chef libéral.

Cependant, en mêlée de presse après la période des questions, le premier ministre a clarifié qu’il n’a aucune intention de tenir des élections à l’automne, tout en rappelant que son gouvernement est minoritaire et que les partis d’opposition pourraient faire tomber le gouvernement à n’importe quel moment.

Rien n’a changé [...] Je n’ai pas l’intention de déclencher des élections à l’automne.

Andrew Furey

Au cours des derniers jours, plusieurs membres du gouvernement libéral ont refusé de dire explicitement que les élections n’auraient pas lieu à l’automne, ce qui a poussé les partis d’opposition à réclamer une réponse claire sur la date du prochain scrutin.

Questionné à ce sujet, mardi, le ministre de l’Énergie, Andrew Parsons, a simplement dit : La loi nous dit qu’il faut tenir des élections dans un délai d’un an. Ce sera au premier ministre de décider [quand les déclencher], mais il faut considérer plusieurs facteurs.

L’opposition ne veut pas faire tomber le gouvernement

Les deux chefs des partis d’opposition indiquent qu’ils ne veulent pas retourner en mode électoral cette année. Ils rappellent que les crises sanitaire et financière auxquelles la province fait face doivent demeurer les priorités des élus.

La leader du Nouveau Parti démocratique (NPD), Allison Coffin, et le chef du Parti progressiste-conservateur, Ches Crosbie, disent qu’ils voteront pour le budget déficitaire déposé le mois dernier, ce qui semble assurer la survie du gouvernement libéral.

Allison Coffin.

Allison Coffin, leader du Nouveau Parti démocratique de Terre-Neuve-et-Labrador, le 22 octobre 2020.

Photo : Radio-Canada / Patrick Butler

Je n’ai aucune intention de faire tomber le gouvernement en ce moment, déclare Mme Coffin. Je suis ravie d’entendre [ces propos du premier ministre].

Nous avons dit depuis le début que nous allons voter pour ce budget, indique pour sa part M. Crosbie. Si un gouvernement déclenche des élections à ce moment, alors que nous gérons tellement de problèmes, y compris une pandémie, il ne priorise pas les besoins des citoyens qu’il représente.

Ches Crosbie.

Ches Crosbie, chef du Parti progressiste-conservateur de Terre-Neuve-et-Labrador, le 22 octobre 2020.

Photo : Radio-Canada / Patrick Butler

Terre-Neuve-et-Labrador gère un déficit annuel de plus de 1,8 milliard de dollars et une dette nette par personne qui est de loin la pire du genre au pays.

Si le gouvernement décide de déclencher des élections, Terre-Neuve-et-Labrador deviendrait la quatrième province à tenir un scrutin en temps de pandémie.

Andrew Furey a participé à sa première journée de travaux parlementaires jeudi, après son assermentation en matinée comme député pour Humber–Gros Morne. Il a été élu député de cette circonscription de l’ouest de Terre-Neuve lors des élections partielles tenues le 5 octobre.

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