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Controverse à l’Université d’Ottawa : « où est la limite? », dit Blanchet

Yves-François Blanchet.

Yves-François Blanchet, chef du Bloc québécois.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, réclame que le premier ministre Justin Trudeau se porte à la défense de Verushka Lieutenant-Duval au cœur d'une controverse à l’Université d’Ottawa au sujet du « mot en n » utilisé dans le cadre d'un cours.

La mention d’un mot auquel l’histoire et l’usage confèrent un caractère raciste, humiliant ou dégradant, mis dans un cadre pédagogique qui le contextualise et l’explique et peut-être même le dénonce à des fins de connaissance et d’analyse est-il un geste raciste qu’il faut sanctionner? s'interroge M. Blanchet.

Est-ce qu’inhiber le locuteur, réduire la qualité et la pertinence de l’enseignement est un choix judicieux?

Yves-François Blanchet, chef du Bloc québécois

Le chef du Bloc rappelle qu’il est anthropologue, la science qui est la plus sujette à de telles expositions et son enseignement ne pourrait souffrir une pareille censure, dit-il.

Il relève également deux consensus dans ce débat : un qui est canadien et un qui est québécois.

Le sujet, en effet, révèle des réactions différentes. D’abord du côté de Québec, où le gouvernement et les leaders de partis à l’Assemblée nationale estiment qu’il est encore possible de prononcer ce mot. Ils crient au dérapage et à la censure.

Mais à Ottawa, le premier ministre libéral et le chef conservateur se montrent prudents.

Nous devons tous être conscients de la portée de nos paroles. Nous favorisons le respect des autres et l’écoute des communautés déclare le premier ministre fédéral.

Notre priorité est toujours de mettre de l’avant les actions concrètes pour combattre le racisme sous toutes ses formes.

Justin Trudeau, premier ministre du Canada

Le chef conservateur, Erin O’Toole , dit appuyer la liberté d’expression.

C’est un principe important, particulièrement dans nos universités, d’avoir des débats sur tous les sujets. Et en même temps, c’est important d’avoir une approche de respect.

Erin O’Toole, chef du Parti conservateur du Canada

Seul le chef du NPD dit clairement qu’il ne faut pas utiliser ce mot.

C’est tellement clair qu’une professeure ne doit pas utiliser un mot comme ça, qui est chargé, plein de racisme historique, qui peut blesser les autres.

Jagmeet Singh, chef du Nouveau Parti démocratique

Mercredi en entrevue à Tout un matin, la professeure Verushka Lieutenant-Duval a confié que si elle avait su que ce mot-là ne se prononçait plus dans le cadre d'un cours académique, elle l'aurait dit d'une autre façon.

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