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Une ancienne employée de l’Association de parents fransaskois se plaint de sexisme

Géraldine Sterpin en entrevue avec Radio-Canada.

Géraldine Sterpin a annoncé sur Facebook mardi qu'elle avait déposé plainte auprès de la Commission des droits de la personne de la Saskatchewan.

Photo : Radio-Canada

Géraldine Sterpin, une ancienne employée de l’Association des parents fransaskois (APF), a déposé en septembre une plainte pour sexisme auprès de la Commission des droits de la personne de la Saskatchewan contre l’organisme et un de ses employés.

Géraldine Sterpin, qui occupait jusqu’au printemps le poste d’adjointe à la programmation au sein de l’APF, affirme avoir été victime de propos sexistes concernant son travail. Le reproche que je fais, c’est la discrimination envers ma grossesse [...] au cours de la dernière année.

La plaignante soutient avoir des problèmes de santé mentale en raison des agissements allégués de la personne visée par la plainte.

Géraldine Sterpin affirme que de nombreux propos l’ont blessée.

[La personne] m’a dit que je faisais le strict minimum au travail en raison de ma grossesse, affirme Mme Sterpin dans sa plainte . Qu’[elle] avait hâte que je revienne de mon congé de maternité pour rencontrer la vraie Géraldine.

[Ces paroles] étaient dites dans le sens que je n’étais pas moi-même parce que j’étais enceinte.

Géraldine Sterpin, dans sa plainte à la Commission des droits de la personne de la Saskatchewan

Mme Sterpin souligne qu’un commentaire émis lors d’une rencontre de groupe l’a particulièrement touchée. [La personne] a mentionné publiquement que j’avais subi un avortement alors qu’en réalité j’ai eu deux fausses-couches. Une atteinte de ma vie privée, assure la plaignante.

La plaignante a fait appel au Conseil d'administration de l'APF

Avant de déposer une plainte à la Commission des droits de la personne de la Saskatchewan, Mme Sterpin a fait part de son mal-être auprès de son supérieur hiérarchique et a écrit une lettre au Conseil d’administration de l’APF le 31 juillet 2020 dans laquelle elle explique sa démarche.

Dans un courrier envoyé à la plaignante le 5 septembre et dont Radio-Canada a obtenu copie, le président du Conseil d'administration, Philolin Ngomo, constate que Géraldine Sterpin a subi des désagréments et s’en excuse au nom des membres du C.A..

L'organisme affirme qu’il apportera son aide à Mme Sterpin. Le C.A. prend cette situation très au sérieux et s'engage à instaurer des mécanismes efficaces pour que pareille situation ne se reproduise pas, peut-on lire dans la lettre.

Parmi ces mesures, le Conseil d’administration propose l’élaboration de lignes de conduite, une formation des membres du C.A. et des employés sur les droits de la personne, ainsi que leur affichage dans les locaux de l’APF.

Cependant, cette réponse n’est pas suffisante pour l’ancienne employée. Elle exige que l’organisme reconnaisse les torts allégués de la personne et applique des sanctions à son encontre.

Radio-Canada a tenté d’obtenir une entrevue avec le président du Conseil d’administration de l'organisme, Philolin Ngomo. Celui-ci n’était toutefois pas disponible cette semaine pour répondre à nos questions, en raison de la préparation de l’Assemblée générale annuelle de l’APF, qui a lieu samedi.

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