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Ottawa mettra à l'essai des tests de dépistage à la frontière

Une travailleuse de la santé questionne une automobiliste.

Des tests de dépistage de la COVID-19 seront mis à l'essai aux postes-frontières albertains.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Les gens qui entrent au Canada par l’aéroport international de Calgary ou par voie routière, au poste-frontière de Coutts, auront l'option de subir un test de dépistage de la COVID-19 à partir du 2 novembre.

Les gouvernements albertain et fédéral viennent de lancer un projet pilote de 26 semaines qui vise à réduire de plusieurs jours le temps de quarantaine des voyageurs.

Quand un participant obtiendra un résultat négatif, il pourra quitter son lieu de quarantaine, à condition de se faire tester une deuxième fois six ou sept jours après son arrivée.

Il faut du temps pour que le coronavirus se développe et devienne détectable, a expliqué le premier ministre de l’Alberta, Jason Kenney.

Ce second test sera effectué dans une des pharmacies albertaines participant au projet pilote.

Des avions d'Air Canada.

Au début du mois d'octobre, Air Canada avait demandé au gouvernement fédéral que des tests de dépistage rapides de la COVID-19 remplacent la période de quarantaine.

Photo : evan mitsui / Evan Mitsui

Toutefois, même s’ils ont reçu un test négatif, les participants ne pourront pas quitter l’Alberta durant les14 jours suivant leur arrivée et seront soumis à une surveillance stricte des symptômes.

Ils devront aussi porter le masque et éviter d’entrer en contact avec des personnes à risque.

Cette option de dépistage volontaire sera offerte à tous les voyageurs étrangers jugés essentiels ainsi qu'aux citoyens canadiens qui foulent le sol albertain.

Réaction positive de l’industrie de l’aviation

Le président-directeur général de WestJet, Ed Sims, affirme que ce genre de mesure va permettre de regagner la confiance des voyageurs et de relancer l’industrie de l’aviation.

Ce secteur a déjà perdu des milliards de dollars en revenus, ce qui a entraîné la mise à pied de plus de 30 000 employés, toutes compagnies aériennes confondues.

Un Boeing 737-700 de WestJet arrive à l'aéroport de Vancouver.

À cause de la quarantaine, WestJet ne volera plus vers  Moncton, Fredericton, Sydney, Charlottetown et Québec à partir du 2 novembre.

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Cette annonce est la première bonne nouvelle que nous recevons depuis que les annulations de voyage ont commencé [à la fin du mois de février], a dit Ed Sims.

La mesure semble aussi avoir l'appui de nombreux voyageurs, d’après un sondage de l’Association internationale du transport aérien.

Selon les résultats de ce sondage, 88 % des voyageurs sont prêts à subir un test de dépistage de la COVID-19 et 84 % d'entre eux souhaitent qu’il soit obligatoire pour tous les passagers.

Méthodologie :

Ce sondage en ligne a été effectué entre le 25 et le 31 août 2020 auprès de 4700 voyageurs internationaux de 11 pays, incluant le Canada.

À l’aéroport de Calgary, ce projet pilote était très attendu, notamment parce que, selon le sondage, 83 % des répondants disent qu'ils ne voleront pas s'ils doivent se mettre en quarantaine à l'arrivée.

Nous espérons que ce projet pilote aidera à réduire, puis un jour à éliminer, les 14 jours d’isolement volontaire qui ont détruit notre industrie, lance le président-directeur général de l’aéroport de Calgary, Bob Sartor.

Le projet pourrait être élargi au reste du pays s'il est concluant.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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