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Des ratios professionnels/patients jugés « très dangereux » dans 2 CHSLD de la région

Deux femmes tiennent une affiche  indiquant « Abitibi-Témiscamingue. Travailler à se rendre malade, c'est terminé. 131 000 raisons d'unir nos forces ».

L'es représentants de l'APTS et de la FIQ-SISSAT rencontraient leurs membres au mois de septembre.

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Tanya Neveu

La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) publie son palmarès des pires ratios en centres d'hébergement de soins de longue durée (CHSLD) au Québec.

Les ratios professionnels en soins par patients de deux CHSLD de l'Abitibi-Témiscamingue sont identifiés par la FIQ comme étant très dangereux.

Il s’agit du CLSC de Senneterre et du point de service de Témiscaming-Kipawa.

Selon le palmarès, 3 autres CHSLD ont été catégorisés comme dangereux. Il s’agit des centres d’hébergement de Malartic, Val-d’Or et Pie XII à Rouyn-Noranda.

L'établissement du CHSLD de Rouyn-Noranda

L'établissement du CHSLD de Rouyn-Noranda (archives)

Photo : Radio-Canada / Claude Bouchard

La FIQ réclame depuis longtemps des ratios sécuritaires.

C’est pas la première fois qu’on en parle, rappelle le secrétaire du syndicat FIQ-SISSAT, Alexandre Vallières. Les membres sont surchargés en CHSLD. Il n’y a pas beaucoup de personnes qui veulent y aller, car c’est des milieux assez complexes. Ils ont beaucoup de patients à charge en plus des tâches administratives. Oui, c‘est dangereux. Ça fait longtemps qu’on le dit et que les membres le disent aussi.

Le CHSLD de Macamic.

Le CHSLD de Macamic (archives)

Photo : Radio-Canada / Archives

Selon le palmarès, dans certains CHSLD comme Macamic, une seule infirmière est disponible de nuit pour 118 patients. Une situation qui pourrait avoir des conséquences désastreuses croit Alexandre Vallières.

C’est sûr qu’avec juste 1 infirmière sur le plancher, il va falloir qu’elle priorise ses soins, dit-il. Si on dit qu’il y a 4 patients qui chutent, elle devra aller au plus urgent ou celui qui a le niveau de soins le plus élevé. Il y en a qui vont rester par terre plus longtemps.

La PDG du CISSS-AT, Caroline Roy, assure que les services donnés dans les CHSLD de la région sont sécuritaires, mais se dit prête à travailler pour améliorer la situation.

On offre des services et des soins sécuritaires et de qualité à nos résidents. Tout ça se fait dans un contexte de négociations avec la FIQ au niveau national, il ne faut pas l'oublier. Il ne faut non plus seulement considérer les ressources infirmières qui sont présentes au sein des équipes. Je confirme aussi qu'on est prêt à travailler et qu'on le fait au quotidien avec la FIQ, donc avec les représentants de l'ensemble de nos employées infirmières au sein de nos organisations, pour contribuer à stabiliser davantage les équipes, précise-t-elle.

Méthodologie

Le palmarès illustre un portrait des ratios calculés à partir du nombre de professionnelles en soins présents dans les CHSLD par rapport au nombre de patients, selon trois différents quarts de travail.

La FIQ a employé des codes de couleur pour illustrer le niveau de danger des conditions de travail de ses membres.

Les portraits ont été effectués entre le 1er et le 18 septembre pour chacun des 306 CHSLD du Québec, publics et privés, où les membres de la FIQ travaillent.

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