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Deux nouveaux refuges pour les itinérants à Edmonton

Une personne itinérante dormant dans la rue, dans des couvertures, en hiver.

Tandis que la température continue de baisser à Edmonton, certains sans-abri se préparent à se rendre au Centre des congrès.

Photo : Radio-Canada

Edmonton est favorable au projet de l'organisme Mustard Seed d'ouvrir un nouveau refuge pour sans-abri dans le secteur industriel de la 100e Rue et de la 75e Avenue. La Ville redouble également d'efforts afin que le Centre des congrès soit prêt à ouvrir en tant que refuge 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, d'ici la fin du mois d'octobre.

Edmonton travaille actuellement avec des organismes sociaux afin que le Centre des congrès réponde aux exigences sanitaires en temps de pandémie, selon la porte-parole de la Ville, Matty Flores.

Nous nous attendons à une ouverture du lieu le 30 octobre. Cependant, il faudra encore un peu de temps avant d’atteindre le niveau de service que nous ciblons, explique-t-elle dans un communiqué.

L'objectif est de fournir 300 lits et un espace pour accueillir 400 personnes durant la journée.

Le refuge sera financé par des fonds de secours en réponse à la pandémie de COVID-19 des gouvernements fédéral et provincial.

Tandis que la température continue de baisser à Edmonton, au campement Pekiwewin, à Rossdale, les gens se préparent à partir pour l’édifice du centre-ville. Néanmoins, il est impossible de savoir combien d'entre eux iront se loger dans l'espace du Centre des congrès d'Edmonton.

Beaucoup chercheront un espace sécuritaire où ils pourront trouver des conseils pour lutter contre la toxicomanie et un soutien en santé mentale, dit Shima Robinson, qui s’occupe de la relation avec les médias pour le campement Pekiwewin.

Des tentes alignées sur un terrain, le long de la route.

Certains occupants du campement Pekiwewin, à Rossdale, se préparent à déménager dans un abri couvert au Centre des congrès d'Edmonton.

Photo : Radio-Canada / Travis McEwan/CBC

La Ville n'a pas encore annoncé l’agence qui sera responsable de l'exploitation de l'espace du Centre de congrès.

Refuge au sud

L'organisme Mustard Seed prévoit d'ouvrir un abri dans un bâtiment actuellement vide au sud de la rivière Saskatchewan Nord le 1er novembre, si la Ville approuve les travaux d'aménagement.

Le directeur de Mustard Seed, Dean Kurpjuweit, dit que 120 personnes pourraient y recevoir des services 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, alors que l'espace de 50 lits de l'église Trinity Lutheran, sur l'avenue Whyte, n'offre qu'un service de nuit.

Tous les sans-abri ne sont pas au centre-ville, rappelle-t-il.

L’emplacement est idéal, selon Dean Kurpjuweit, car il n'est pas au milieu d'un quartier résidentiel et il est à proximité d'un circuit principal d'autobus et de leur centre voisin de la 81e Avenue, qui fournit déjà des services de jour.

Un hangar fermé avec un panneau « à louer » accroché sur le grillage devant.

The Mustard Seed exploiterait un bâtiment vide appartenant à CESSCO Fabrication and Engineering.

Photo : Radio-Canada / Craig Ryan/CBC

Le maire d'Edmonton, Don Iveson, soutient que les élus font de leur mieux pour accorder le feu vert à ce projet.

Lors d'une réunion, mercredi, le conseil municipal a accepté la proposition, ce qui signifie que l'administration municipale continuera à examiner la demande de permis d'aménagement.

Mustard Seed exploiterait un bâtiment appartenant à CESSCO Fabrication and Engineering avec un permis d'événement spécial, car l'activité est censée être temporaire.

Une partie du permis lui permettrait d'ajouter un bâtiment temporaire, soit une remorque équipée d'une dizaine de douches.

Collaboration avec le quartier le plus proche

Le quartier le plus proche du hangar est Ritchie, dans la 99e Rue.

Le conseil d'administration de la ligue communautaire de Ritchie n'a pas encore discuté de la proposition, mais son directeur des communications, Dallas Bartel, se dit optimiste.

Nous comprenons la nécessité d'un centre comme celui-ci, dit-il, reconnaissant par la même occasion que l'ouverture d’un centre pour les itinérants a soulevé la controverse dans le passé.

Nous faisons de notre mieux pour fournir des informations et du soutien aux résidents et aux commerçants du quartier, explique-t-il.

Avec les informations de Travis McEwan et Natasha Riebe

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