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Québec revoit de fond en comble sa stratégie de dépistage de la COVID-19

Une infirmière portant un masque et une visière effectue un prélèvement.

Un homme passe un test de dépistage pour la COVID-19 dans une clinique à Montréal.

Photo : The Canadian Press / Graham Hughes

La patience du ministre de la Santé, Christian Dubé, vis-à-vis du système de dépistage de la COVID-19 a atteint sa limite. Radio-Canada a appris que, d'ici 6 à 8 semaines, il entend implanter un nouveau système de dépistage au Québec. Pour y arriver, le ministre a décidé de « tasser » la firme Akinox, actuellement chargée de l'opération, pour la remplacer par le cabinet Deloitte.

Selon nos informations, le ministère de la Santé veut mettre en place un outil technologique intelligent qui facilitera la prise de rendez-vous pour le dépistage.

Après avoir répondu au Guide autosoins sur Internet, le citoyen sera redirigé vers un système d'inscription en ligne pour prendre rendez-vous dans une clinique de dépistage près de chez lui grâce à son code postal. Si le résultat du test de dépistage est négatif (ce qui est le cas 98 % du temps), il pourra être transmis par texto ou par courriel plutôt qu'avec un appel téléphonique.

Le gouvernement espère ainsi libérer des milliers d'infirmières affectées en ce moment à des tâches administratives comme l'inscription, la prise de rendez-vous et les appels de suivi.

Ces travailleuses de la santé seraient redirigées vers des fonctions cliniques de soins directs. Le ministère de la Santé souhaite aussi pouvoir recueillir plus facilement des données sur les lieux d'éclosion et la portée de la transmission de la maladie.

COVID-19             : ce qu'il faut savoir

Un contrat de gré à gré

Depuis quelques jours, la firme Deloitte teste un projet pilote en Montérégie et dans la Capitale-Nationale. Il semble que les résultats sont concluants.

Deloitte a obtenu un contrat de gré à gré, une situation courante dans le contexte actuel, nous dit-on, de 12,4 millions de dollars pour implanter la technologie.

Une clause de l'entente prévoit que si le gouvernement n'est pas satisfait après 30 jours, il pourra abandonner le contrat.

Selon nos informations, un sous-ministre associé récemment embauché sera responsable de s'assurer du succès de l'opération. Le ministre Dubé a embauché plusieurs sous-ministres au cours des dernières semaines afin de mieux gérer la deuxième vague de la COVID-19.

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