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Un constructeur de Chelsea va retirer le nom Métis de son projet immobilier

Mathieu Farley devant une maison en construction.

Mathieu Farley travaille pour la compagnie de construction Exo.

Photo : Radio-Canada / Stu Mills

Radio-Canada

Une entreprise de construction de Chelsea, en Outaouais, va changer le nom de plusieurs de ses maisons modèles du quartier Meredith à la suite des critiques faites par le Ralliement national des Métis.

EXO Construction vend plusieurs modèles de maisons de style rustique en pierre et en bois sous le nom de Métis.

La semaine dernière, le Ralliement national des Métis a publié une annonce dans un journal local critiquant le choix du nom.

Le peuple métis est une nation autochtone de l'Ouest canadien, pas un type de maison à Chelsea, peut-on lire dans le journal.

Une annonce avec des images de maison en construction.

Une annonce dans un journal local demandait aux élus de Chelsea d'intervenir et de forcer un changement de nom.

Photo : Radio-Canada / Stu Mills

L'annonce demandait aux élus de Chelsea d'intervenir et d'exiger un changement de nom.

Les équipes sportives professionnelles ont abandonné l'utilisation abusive des noms autochtones, la Municipalité de Chelsea devrait faire de même, stipulait-on dans le message.

Il doit y avoir une autre terminologie que cet architecte pourrait utiliser, a expliqué Clément Chartier, président du Ralliement national des Métis. Il doit y avoir autre chose en cette ère de réconciliation.

C'est l'architecte montréalais Mario Adornetto qui a trouvé le nom pour ces maisons.

Mathieu Farley, de la compagnie de construction Exo, affirme pour sa part que l’entreprise n’a jamais voulu évoquer un lien avec les Métis en nommant ainsi ses maisons.

M. Farley a expliqué que le mot métis, du verbe français métisser, avait été utilisé pour capturer l'idée d'un métissage, un mélange de plus d'une idée.

[On a voulu] prendre quelque chose que vous verriez à Québec, un style ancestral plus ancien, mais avec une touche de modernité, a déclaré Mathieu Farley.

Néanmoins, EXO a décidé d'abandonner le nom Métis. Nous voulons être sensibles aux préoccupations du peuple métis, a-t-il déclaré.

Émilie Urbain, professeure au Département de français de l'Université Carleton, a écrit sur la sociolinguistique autochtone. Elle a soutenu qu'il y avait une certaine ambiguïté autour du mot métis.

Dans un échange avec CBC, Mme Urbain a indiqué que s'il est vrai que le mot n'a pas toujours la même signification en français et en anglais, l'évacuer entièrement de son contexte autochtone serait maladroit.

Du côté de la Municipalité de Chelsea, la mairesse Caryl Green, a déclaré que le rôle de la Ville dans cette affaire se limitait aux décisions relatives au respect des codes architecturaux et à l'apparence des bâtiments, et non à leurs noms.

Avec les informations de Stu Mills

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