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48 associations étudiantes unies contre GNL Québec et Gazoduq

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Une carte indiquant l'emplacement projetée de l'usine Énergie Saguenay.

La carte montre l'emplacement projetée du projet de l'usine Énergie Saguenay.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Une cinquantaine d’associations étudiantes à travers le Québec unissent leur voix pour demander l’arrêt immédiat du projet d’usine de liquéfaction de gaz naturel de GNL Québec à Saguenay et le projet de construction d’une conduite de gaz de 782 km de Gazoduq.

Ces associations représentent environ 300 000 étudiants de cégeps et d’universités. Elles ont adopté cette position lors d’assemblées générales, craignant notamment les répercussions sur le trafic maritime dans le fjord du Saguenay et la hausse des émissions de gaz à effet de serre.

Rappelons qu'avec le projet Énergie Saguenay, GNL Québec veut liquéfier 11 millions de tonnes de gaz naturel en provenance de l’Ouest canadien et l’exporter sur les marchés étrangers.

Jean-Simon Desrochers devant le cégep de Chicoutimi

Jean-Simon Desrochers est coordonnateur aux affaires sociopolitiques et environnementales à l'Association des étudiantes et des étudiants du Cégep de Chicoutimi.

Photo : Radio-Canada

Ce n'est pas un projet d'avenir. Nous, les étudiants, c'est nous qui vont subir les répercussions de ce projet-là qui vont s'échelonner sur des années et des années. Les émissions de gaz à effet de serre il faut les arrêter maintenant, croit Jean-Simon Desrochers, coordonnateur aux affaires sociopolitiques et environnementales à l'Association des étudiantes et étudiants du Cégep de Chicoutimi.

Mobilisation importante

Selon la Coalition Fjord, il s'agit de la plus grande mobilisation d’associations étudiantes depuis la grève de 2012 et le mouvement des carrés rouges.

Le co-porte-parole de l’organisme environnemental, Adrien Guibert-Barthez, espère que le gouvernement du Québec tiendra compte de l’opinion de ces jeunes.

C’est un message qui doit être pris au sérieux étant donné que ce sont les étudiants qui vont avoir à vivre avec les impacts de ces projets.

Adrien Guibert-Barthez, co-porte-parole, Coalition Fjord
Le porte-parole de la Coalition Fjord est assis à la table des questions. D'autres participants se retrouvent derrière lui.

Adrien Guibert-Barthez croit que les projets de GNL Québec et de Gazoduq devraient occuper davantage l'espace médiatique.

Photo : Radio-Canada / Romy Boutin St-Pierre

Selon Adrien Guibert-Barthez, il serait même possible de voir les étudiants descendre dans les rues pour manifester leur opposition. Toutefois, rien de concret n’est encore ficelé.

Un projet dévastateur

Les étudiants estiment que le projet Énergie Saguenay est dévastateur.

Ça annonce des énormes augmentations de CO2. On parle d'un équivalent de si on ajoutait 10 millions de voitures sur les rues du Québec. Ça annulerait les efforts qu'on a fait depuis les années 90 donc depuis 30 ans. Donc c'est sûr que ça nous fait extrêmement peur.

Maël Ferland-Paquette, chargé aux affaires sociopolitiques, Association générale des étudiantes et étudiants du Cégep de Jonquière

Du même souffle, les associations étudiantes dénoncent aussi le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) et qualifient de mascaradela première séance de consultation menée plus tôt cet automne. Elles déplorent entre autres le manque d’experts indépendants et la grande place accordée à l’argumentaire de GNL Québec.

La deuxième partie des consultations du BAPE sur le sujet doit d’ailleurs commencer lundi. L’exercice se déroulera entièrement en ligne cette fois-ci. 

Avec Priscilla Plamondon Lalancette

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