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« Mot en n » : le recteur de l’Université d’Ottawa lance un appel au calme

Un bâtiment de l'Université d'Ottawa.

Le ciel s'est assombri à l'Université d'Ottawa depuis la polémique entourant le « mot en n ».

Photo : Radio-Canada / Hugo Belanger

Radio-Canada

Face à une controverse à l’Université d’Ottawa qui ne s’essouffle pas, le recteur de l’établissement, Jacques Frémont, a tenu à réexpliquer son message.

Dans une lettre adressée à la communauté universitaire, Jacques Frémont a admis n’avoir peut-être pas suffisamment souligné l’impact sur nos étudiants d’un mot [commençant par n]. Dans son message, le recteur indique que ce mot est l’un des plus grossiers et les moins acceptables de la langue anglaise.

Le recteur souligne que l’heure est au calme et souhaite que les débordements sur les réseaux sociaux cessent. Un tel climat ne fait avancer en rien la discussion. Plus il y a des tensions, plus les discours semblent devenir radicalisés et polarisés, moins un dialogue serein permettant de sortir grandi de cette crise peut s’établir.

La professeure Verushka Lieutenant-Duval a été suspendue pour avoir prononcé le mot en n dans un cours afin d'illustrer la façon dont des groupes marginalisés récupèrent des termes péjoratifs. Des professeurs ayant appuyé publiquement leur collègue ont été vivement critiqués. Certains messages ont même incité à la cyberintimidation de professeurs.

Plus tôt cette semaine, le recteur de l'Université a défendu la décision de l'établissement. Pour certains, son message est venu jeter de l’huile sur le feu. L’Association des professeur.e.s à temps partiel de l’Université d’Ottawa (APTPUO) a reproché à Jacques Frémont de laisser son personnel livré à lui-même.

Mercredi soir, M. Frémont a expliqué dans sa seconde lettre que son intention était d’expliquer que la liberté d’expression en milieu académique [sic] et le droit d’être traité avec dignité ne sont pas irréconciliables.

Tout comme la professeure Lieutenant-Duval, Jacques Frémont invite les gens à recentrer le débat autour de la liberté d’enseignement. Les questions de liberté académique [sic] et de liberté d’expression sont fondamentales, explique-t-il. Le respect de la dignité de la personne l’est tout autant. Les questions souvent troublantes doivent être abordées avec doigté, même dans nos milieux académiques. [...] Chaque professeur doit favoriser les échanges, même difficiles, sans pour autant brimer les droits d’autrui.

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