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COVID-19 : une partie de l'Europe se barricade contre le virus

Des passagers à Hauptbahnhof, la principale station de train de Berlin

Des passagers à Hauptbahnhof, la principale station de train de Berlin, en Allemagne.

Photo : Reuters / FABRIZIO BENSCH

Agence France-Presse

Les mesures restrictives se multiplient en Europe face à la résurgence du coronavirus : un confinement partiel entre en vigueur jeudi en République tchèque et un couvre-feu est instauré dans deux régions italiennes, tandis que l'Irlande s'est reconfinée mercredi soir.

Et l'espoir d'un vaccin efficace a été assombri par la mort d'un volontaire au Brésil. Ce dernier avait participé aux tests du vaccin élaboré par l'Université d'Oxford contre la COVID-19 au Brésil, ont annoncé des sources officielles mercredi, sans préciser s'il avait reçu le vaccin ou un placebo.

Il s'agit du premier décès d'un volontaire prenant part aux tests d'un des nombreux essais de vaccin en cours dans le monde.

Mais Oxford a assuré que la phase 3 des tests de ce vaccin développé avec le laboratoire AstraZeneca allait se poursuivre, un comité indépendant ayant conclu qu'il ne présentait pas de risque pour la santé des volontaires.

Le Brésilien décédé a été identifié par plusieurs médias comme étant un médecin de 28 ans qui était en première ligne du combat contre la pandémie. Il serait mort de complications liées à la COVID-19. Il travaillait dans deux hôpitaux de Rio de Janeiro.

Quelque 20 000 volontaires ont pris part à ces tests dans plusieurs pays, dont 8000 au Brésil.

L’Europe en état d’alerte

Face à la résurgence du virus, l'Europe se referme de plus en plus, à l'instar de la République tchèque, où le gouvernement a annoncé des restrictions aux déplacements des personnes ainsi que la fermeture de magasins et de services pour intensifier la bataille contre la maladie, à partir de jeudi, et ce, jusqu'au 3 novembre.

Le gouvernement va [...] limiter les déplacements et les contacts avec d'autres personnes [...] à l'exception des sorties pour le travail, les courses et les visites chez le médecin, a indiqué mercredi sur Twitter le ministre de la Santé, Roman Prymula, épidémiologiste de profession.

Tous les points de vente, à l'exception des magasins d'alimentation et des pharmacies, seront fermés à compter de jeudi, et jusqu'au 3 novembre.

Ces mesures restrictives interviennent alors que mardi, les Tchèques comptabilisaient de loin le plus grand nombre de nouveaux cas et de décès pour 100 000 habitants calculés sur les deux semaines précédentes.

Couvre-feu dans deux régions en Italie

Des piétons dans une ruelle de Naples.

Une ruelle de Naples, dans le sud de l'Italie.

Photo : Reuters / CIRO DE LUCA

Dans deux régions italiennes, la Lombardie, région septentrionale la plus touchée par la pandémie, et la Campanie au sud où se trouve Naples, on se prépare à mettre en place une autre mesure pour faire face à la nouvelle flambée des cas de la COVID-19 : le couvre-feu. Celui-ci sera en vigueur en Lombardie à partir de jeudi, de 23 h à 5 h, pour trois semaines.

Le président de la Campanie, Vincenzo De Luca, a lui annoncé le début du couvre-feu pour vendredi 23 h dans cette région du sud de l'Italie. Il n'a pas précisé à quelle heure le matin il serait levé ni la durée de cette mesure.

L'Italie connaît depuis vendredi une forte hausse des cas de la COVID-19, avec plus de 10 000 malades par jour, et la Lombardie, où se trouve Milan, est la plus touchée, comme elle l'avait été au début de la pandémie, en février et mars.

La Campanie l'est aussi, mais avec un système sanitaire moins efficace que celui de la Lombardie, elle se trouve dans une position plus difficile.

La situation s'aggrave également en Allemagne, où, pour la première fois depuis le début de la pandémie, le nombre de nouvelles infections a dépassé les 10 000 cas en moins de 24 heures, selon des données officielles publiées jeudi.

L'Allemagne a ainsi comptabilisé 11 287 cas, un chiffre en nette augmentation de près de 3700 par rapport à la veille, qui dépasse largement le précédent record de vendredi dernier fixé à 7830 nouvelles infections enregistrées par l'institut de veille sanitaire Robert Koch.

Confinement en Irlande et en Espagne

En Irlande, les mesures les plus dures sont entrées en vigueur dans la nuit de mercredi à jeudi, avec un reconfinement.

Dans l'espoir de célébrer Noël correctement, selon les termes du premier ministre Micheal Martin, les Irlandais sont assignés à résidence pour six semaines, mais les écoles resteront ouvertes.

Les commerces non essentiels fermeront et les Irlandais ne pourront sortir de chez eux pour faire de l'exercice que dans un rayon de cinq kilomètres, sous peine d'amende.

La situation continue aussi de s'aggraver en Espagne, devenue le premier membre de l'UE, et le sixième pays au monde, à franchir le cap du million de cas de coronavirus.

Une femme, qui porte un équipement de protection individuel, est debout à côté du lit d'hôpital où sa mère est décédée.

Une femme avec sa mère décédée dans un hôpital à Houston, au Texas

Photo : Reuters / CALLAGHAN O'HARE

Face à la recrudescence des cas, les autorités espagnoles ont dû imposer dans l'urgence de nouvelles restrictions, avec le bouclage partiel d'une dizaine de nouvelles villes et de certaines régions.

La pandémie a fait au moins 1 126 465 morts dans le monde depuis fin décembre, dont plus de 254 300 en Europe, selon un bilan établi par l'AFP mercredi. Plus de 40 856 210 cas d'infection ont été diagnostiqués.

Les États-Unis sont le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas, avec au moins 221 930 décès, suivis par le Brésil (155 403 morts), l'Inde (115 914), le Mexique (86 993) et le Royaume-Uni (43 967).

La Pologne pourrait également être concernée par un durcissement des restrictions, selon la volonté de son premier ministre qui a déclaré souhaiter étendre à l'ensemble du pays les restrictions entrées en vigueur la semaine dernière sur près de la moitié du territoire, proclamée zone rouge, face à une flambée des cas de coronavirus.

Je vais recommander que dès samedi, toute la Pologne soit considérée comme une zone rouge, a déclaré Mateusz Morawiecki à la chaîne privée Polsat TV, peu avant une réunion de crise qui doit décider de telles mesures.

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