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Le CHU de Québec rappelle encore son personnel à l'ordre

Les aménagements de certaines pièces permettant de respecter les consignes sanitaires et la distanciation physique n'ont pas été maintenus.

L'hôpital de l'Enfant-Jésus

L'hôpital de l'Enfant-Jésus est géré par le CHU de Québec.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin

Le CHU de Québec admet avoir de la difficulté à passer ses messages auprès de certains « employés récalcitrants » ayant du mal à appliquer les consignes sanitaires, en particulier lors des pauses et des repas. Des comportements pourtant responsables de certaines éclosions récentes.

La contamination à la COVID-19 entre les membres du personnel du CHU de Québec continue d'inquiéter. Une note interne envoyée aux quelque 15 000 employés, plus tôt cette semaine, évoque à nouveau des écarts de conduite dans certains secteurs de ses cinq hôpitaux.

On y explique qu'une tournée des salles de repos et de repas a été effectuée cet automne afin de vérifier si les aménagements des aires communes respectaient les consignes sanitaires.

Malheureusement, les ''escouades de distanciation'' ont constaté que, pour certaines salles, les aménagements n'ont pas été maintenus, ne permettant plus de respecter la distanciation et le nombre maximal de personnes dans ces lieux, peut-on lire dans la note obtenue par Radio-Canada.

Autrement dit, certains lieux jugés sécuritaires après certains réaménagements ne le sont plus en raison d'interventions cavalières du personnel. Une situation confirmée mercredi par Geneviève Dupuis, adjointe au PDG, relations médias du CHU de Québec.

Où il y a de l'homme, il y a de l'hommerie. Il y a des gens qui ont revu, sans que ce soit autorisé, les aménagements de ces salles-là.

Geneviève Dupuis, adjointe au PDG, relations médias, CHU de Québec

L'écart de conduite peut être aussi simple que l'ajout d'un certain nombre de chaises, le nombre de places étant limité selon les dimensions d'une pièce. On avait vraiment fait le tour pour retirer des chaises, monter la salle différemment, précise Mme Dupuis.

Les conséquences de cette négligence peuvent être graves, rappelle la direction du CHU de Québec. Geneviève Dupuis confirme qu'au moins une éclosion récente a été causée par des contacts entre travailleurs à l'intérieur d'un hôpital.

Rappels constants

Dans la foulée, le CHU de Québec concède que le changement de culture s'avère complexe. Outre la distanciation lors des pauses et les repas, le port du masque dans certaines circonstances fait partie du problème. Le personnel baisse parfois la garde lors du covoiturage, par exemple.

Ce n'est pas la première fois qu'on fait ces rappels-là, souligne Geneviève Dupuis. Mais cette dernière insiste : la grande majorité du personnel adhère aux règles. Les inconduites sont selon elle le fruit de quelques personnes récalcitrantes qui font en sorte que ça démobilise les autres.

Le problème a aussi été signalé par différents membres du CHU de Québec ces derniers mois. En entrevue à Radio-Canada en septembre, Brigitte Martel, directrice des soins infirmiers, soulignait le problème de la contamination entre employés.

Au printemps, des médecins du CHU de Québec avaient aussi identifié les aires communes, y compris les postes de travail, parmi les faiblesses du réseau.

À savoir si des aménagements auraient pu être faits plus tôt, le CHU de Québec défend sa stratégie. Geneviève Dupuis soutient que la priorité, au printemps, était d'aménager des chambres de basse pression et de revoir les protocoles.

Puis, cet été, au fur et à mesure de l'évolution des consignes sanitaires et des recommandations de l'Institut national de santé publique du Québec, le travail s'est tourné vers les aménagements pour les travailleurs.

Et à ce sujet, nos hôpitaux n'ont pas été construits pour faire de grandes salles de repos, affirme Mme Dupuis, qui y voit un défi de logistique important.

Mardi, le ministre de la Santé, Christian Dubé, rappelait que près de la moitié des éclosions de COVID-19 au Québec étaient déclarées en milieux de travail.

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