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La motion des conservateurs divise la députation de l’Est-du-Québec

Diane Lebouthillier est debout à la Chambre des communes à Ottawa.

La députée de la circonscription Gaspésie–Les Îles-de-la-Madeleine, Diane Lebouthillier, a défendu la position de son gouvernement (archives).

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Radio-Canada

Le gouvernement Trudeau a survécu au vote de confiance sur la motion des conservateurs visant à créer un comité parlementaire sur l'affaire UNIS et, dans l’Est-du-Québec, les députés se sont rangés derrière leur parti respectif.

La député de la circonscription Gaspésie–Les Îles-de-la-Madeleine et ministre du Revenu national, Diane Lebouthillier, indique que ni la population ni son gouvernement ne désiraient être en élections.

On vit actuellement une crise économique, une crise de santé, précise-t-elle tout en ajoutant que la priorité, c’est la pandémie.

Elle juge que la création d’un comité parlementaire sur l'affaire UNIS aurait mobilisé trop de ressources au détriment de la lutte contre la pandémie.

Elle donne l’exemple de son ministère qui a mis en place au printemps la prestation canadienne d’urgence et qui vient de déployer cet automne trois nouveaux programmes d’aide.

Si on se met à mobiliser les fonctionnaires à faire autre chose, ils ne seront pas en mesure d’aider les Canadiens à passer à travers la pandémie, fait-elle valoir.

Diane Lebouthillier invite les députés conservateurs pour qui la gestion du dossier UNIS a été entachée par la corruption à plutôt déposer une plainte aux autorités policières.

Les enquêtes vont se faire et il y aura des gens qui seront accusés, ce qui n’est pas le cas actuellement, lance Mme Lebouthillier.

Pas d'élections ni de réponse

Le député conservateur de Montmagny–L'Islet–Kamouraska–Rivière-du-Loup, Bernard Généreux, balaie du revers de la main, les arguments de la ministre du Revenu.

[C'est] de la bouillie pour les chats, lance-t-il. La population mérite mieux. Des réponses à tout le moins.

Le député conservateur Bernard Généraux à la Chambre des communes.

Le député fédéral de Montmagny–L'Islet–Kamouraska–Rivière-du-Loup, Bernard Généreux.

Photo : christian diotte, hoc-cdc, 2018 / Christian Diotte

À la fin septembre, Ottawa estimait se diriger vers un déficit d’environ 330 millions de dollars. Bernard Généreux estime que ce déficit sera beaucoup plus élevé.

Il est important que les Canadiens sachent comment leur argent est dépensé. Il y a matière à vérification, avec tout l’argent qui est dépensé actuellement, croit-il.

La perspective que la motion déposée par son parti puisse entraîner des élections n’était pas un problème, croit le député.

Le coût de la démocratie, c’est le coût d’une élection, qu’elle soit avant, pendant ou après une pandémie , relève M. Généreux. Il rappelle qu’il y en a eu récemment dans différents pays et dans deux provinces canadiennes.

Des ressources suffisantes

Pour sa part, la députée du Bloc québécois dans Avignon–La Mitis–Matane–Matapédia, Kristina Michaud, ne se dit pas déçue du résultat du vote.

Elle se dit bien consciente que ses électeurs ont d’autres priorités en tête que la tenue d’un scrutin.

C’est tellement particulier ce qui vient de se passer, nuance-t-elle. Le gouvernement menaçait de faire tomber son propre gouvernement pour nous empêcher d’étudier le scandale We Charity [UNIS].

Kristina Michaud travaillant dans une cuisine.

Kristina Michaud, députée du Bloc québécois dans le comté d'Avignon–LaMitis–Matane–Matapédia.

Photo : Radio-Canada / Adrianne Gauvin-Sasseville

Les libéraux, rappelle Mme Michaud, n’avaient aucune obligation de transformer le vote sur la motion en vote de confiance.

Tout ce qu’on voulait, c’était faire la lumière sur le scandale où le gouvernement s’est lui-même mis les pied, ajoute la députée.

Elle indique que son parti continuera de travailler à l’intérieur des comités déjà existants sur l’affaire UNIS.

Comme le député Bernard Généreux, Kristina Michaud ne voyait pas de contradiction entre le travail d’un comité sur l’affaire UNIS et la gestion de la crise sanitaire.

Elle prend pour exemple le travail parlementaire au comité Sécurité publique sur le racisme systémique dans la fonction publique fédérale. Il y a plein de choses qui peuvent se faire en même temps. C’est le but des comités, souligne-t-elle.

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