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Controverse à l’UdO : le syndicat des professeurs à temps partiel écorche le recteur

Une affiche sur le campus de l'Université d'Ottawa

Le syndicat des professeurs à temps partiel de l'Université d'Ottawa reproche au recteur de laisser son personnel à lui-même. (archives)

Photo : Radio-Canada / Marc-André Hamelin

Radio-Canada

Le syndicat qui représente Verushka Lieutenant-Duval se porte à la défense de la professeure et écorche le recteur de l'Université d'Ottawa (UdO), Jacques Frémont, dans une lettre ouverte publiée mercredi soir.

Cette prise de position survient alors que la professeure contractuelle à temps partiel, qui avait été suspendue pour avoir prononcé en classe le mot en N, a déjà repris l’exercice de ses fonctions.

Dans un document de deux pages, l’Association des professeur.e.s à temps partiel de l’Université d’Ottawa (APTPUO) reproche à Jacques Frémont de laisser son personnel livré à lui-même.

Le syndicat se dit très inquiet du message que le recteur a livré au Sénat lundi.

Si [Jacques Frémont] reconnaît l'importance de la liberté académique, il envoie du même souffle un message sans équivoque à ses professeur.e.s, soit qu’ils/elles sont complètement livré.e.s à eux-mêmes pour faire face à la colère publique et au procès des médias sociaux en lien avec leur enseignement et leurs travaux de recherches au sein de l'Université d'Ottawa.

L’Association des professeur.e.s à temps partiel de l’Université d’Ottawa

L’APTPUO reproche aussi à l’UdO de n’avoir rien fait lorsque les coordonnées personnelles de la Dre Lieutenant-Duval ont été publiées sur Twitter. Selon la lettre, le fait d’avoir publié un gazouillis alléguant le racisme et suspendu la professeure sans enquête. « Cette action a stigmatisé notre collègue comme une personne raciste. »

Selon le syndicat, la déclaration du recteur encourage l'autocensure. L'APTPUO rapporte que la réaction de l’établissement contredirait sa propre politique 121, qui établit que la valeur la plus fondamentale de l’institution est sa liberté universitaire.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article

Mot en n : entrevue avec Verushka Lieutenant-Duval

L’APTPUO rappelle que « malgré son statut précaire, [la Dre Lieutenant-Duval] est une alliée engagée dans la communauté BIPOC (Black, Indigenous and People of Color) » et que son statut d’emploi était précaire.

D'entrée de jeu, la missive déplore la marginalisation dont les professeurs à temps partiel feraient l’objet au sein de l’UdO. Alors que le recteur faisait sa déclaration au Sénat lundi, aucun.e professeur.e à temps partiel sous contrat fixe n’y était, car nous n’y sommes pas représentés. Bien que nous enseignons à plus de la moitié des étudiant.e.s de l'Université d'Ottawa, l’administration centrale de l’institution continue à nous exclure de sa plus haute sphère de gouvernance collégiale.

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