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Bilinguisme : des candidats représentatifs de la Colombie-Britannique

Des fillettes agitent de petits drapeaux franco-colombiens.

L'éducation est un enjeu important pour la communauté francophone, en pleine croissance.

Photo : Conseil scolaire francophone de Colombie-Britannique

Une vingtaine de candidats en vue des élections du 24 octobre en Colombie-Britannique parlent ou s’identifient comme parlant le français. Tour d’horizon de ces candidats, selon les partis.

En 2016, lors du dernier recensement (Nouvelle fenêtre), 71 705 personnes, soit 1,6 % de la population, déclaraient avoir le français comme langue maternelle en Colombie-Britannique. Un chiffre en nette augmentation depuis 2001.

Cette même année, 316 730 britanno-colombiens affirmaient pouvoir soutenir une conversation en français soit de façon exclusive, soit en combinaison avec une autre langue. Ce sont donc 6,9 % de la population qui se déclare bilingue dans la province.

Les 329 candidats aux élections provinciales semblent afficher le même taux de bilinguisme. Au moins 24 d’entre eux, soit 7,3 % des candidats, déclarent avoir des compétences en français, selon une analyse sommaire.

Plusieurs candidats vedettes du NPD sont bilingues

Adrian Dix en conférence de presse.

Le ministre Adrian Dix, au nom de son gouvernement, a annoncé en 2018 des investissements de 250 000 $ par année pendant cinq ans pour soutenir les affaires francophones.

Photo : Radio-Canada / Julie Landry

Outre le ministre de la santé Adrian Dix, aussi responsable des affaires francophones, le Nouveau Parti démocratique (NDP) compte six autres candidats affichant des connaissances en français.

Au cours de son mandat, le NPD a annoncé l’investissement de 1,25 million de dollars sur cinq ans pour des services en français. Le parti dit toujours évaluer la décision de la Cour suprême du Canada sur l’enseignement en français dans la province, et travailler à ce que tous les étudiants aient les ressources pour réussir, que ce soit en anglais ou en français.

Les candidats Nathan Cullen et Murray Rankin, transfuges fédéraux, ont effectué plusieurs entrevues en français par le passé, de même que le député sortant Nicholas Simons dans Powell River-Sunshine Coast.

La candidate Jennifer Rice dans la circonscription de North Coast, qui a grandi à Ottawa, liste aussi le français parmi les langues parlées sur le site LinkedIn. Deux autres candidats, Andrew Mercier et Lisa Beare, affirment également pouvoir s'exprimer dans la langue de Molière.

Un pilier francophone chez les libéraux

Norm Letnick entouré de représentants de la communauté francophone de la Colombie-Britannique.

En mars 2017, Norm Letnick, alors ministre, renouvelait l'Accord de coopération et d'échanges en matière de francophonie avec le Québec.

Photo : Radio-Canada / Nahila Bendali

Chez les libéraux, au moins sept candidats s'affichent comme francophones ou francophiles.

Le député sortant Norm Letnick, dans Kelowna West-Country, affiche fièrement ses origines francophones. Il croit à la mise en place de services dans les deux langues officielles en Colombie-Britannique.

Deux autres candidats, Will Davis, dans Coquitlam-Maillardville et Paul Lepage, dans Vancouver-Kensington, sont nés au Québec. S’ajoute à ce groupe George Vassilas, dans Vancouver-Mount Pleasant, qui a vécu et travaillé au Québec et parle l’anglais, le français et le grec, selon son profil LinkedIn.

Les députés sortants Sam Sullivan et Mike de Jong, ont aussi des notions de français qui leur permettent de répondre à des questions simples.

Une chef francophile chez les verts

Sonia Furstenau.

Sonia Furstenau est la seule chef de parti à s'exprimer en français.

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dick

Sonia Furstenau, des verts, est la seule chef de parti à parler le français. Sept autres candidats de son parti parlent français. Parmi eux, Françoise Raunet dans Vancouver-Fraserview, Nicola Spurling dans Coquitlam-Maillardville et Evan Jolicoeur dans Mid Island-Pacific Rim.

Peter Truch, candidat dans Kelowna West, affirme parler l’allemand et le français en plus d'apprendre la langue traditionnelle Syilx. Au moins deux autres candidats affichent des connaissances en français sur le site de réseautage LinkedIn.

Jenn Neilson, dans Victoria-Beacon Hill, est quant à elle bien au fait des enjeux francophones en éducation. J’aimerais reconnaître le jugement de la Cour suprême en juin, une grande victoire pour la communauté francophone, souligne-t-elle en entrevue. Concrètement, ça signifie que la province doit ouvrir huit nouvelles écoles, dont à Victoria, donc ça nous touche vraiment.

Tout comme son parti, la mère de famille, dont la fille aînée va à l’École francophone Beausoleil, croit que les élèves, peu importe leur langue d’enseignement, devraient avoir droit à une éducation de la même qualité.

Deux francophiles chez les conservateurs

Ryan Warawa.

Ryan Warawa, candidat du Parti conservateur dans la circonscription de Langley Est

Photo : CBC

Chez les conservateurs, deux des 19 candidats, Jonathan Gagnon et Ryan Warawa, ont effectué des entrevues en français par le passé. Jonathan Gagnon, qui se présente dans Coquitlam-Maillardville, est originaire d'Ottawa. Il s'affiche lui-même comme étant bilingue et autochtone.

Je soutiens la langue française à l’école, la langue française m’a ouvert de nombreuses portes et je crois que le gouvernement provincial a un rôle important à jouer pour le financement des écoles d’immersion, explique quant à lui le candidat dans Langley East, Ryan Warawa, en entrevue.

Il est aussi en faveur d’un financement pour la construction d’écoles en français et des services provinciaux dans la deuxième langue du pays. Je suis pour les services en français pour le gouvernement provincial ici en Colombie-Britannique, dit-il.

Bannière du dossier réunissant la couverture électorale.

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