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Les transports, un enjeu électoral clé pour des francophones de la vallée du Fraser

Une carte de Surrey et Langley.

Le chef du Nouveau parti démocratique, John Horgan, a promis que s'il est réélu, son gouvernement prolongera la ligne Expo sur 17 kilomètres jusqu'à Langley.

Photo : TransLink

Malgré les promesses électorales d'une élection à l'autre, l’accès aux transports en commun dans les communautés à l'est du Grand Vancouver demeure difficile, et pour plusieurs, la voiture est le seul moyen de se déplacer.

De nombreux francophones font le choix de vivre dans les villes de la vallée du Fraser, entre Surrey et Chilliwack, attirés par le plus faible coût du logement et l'accès à la nature.

Ils suivent la campagne électorale avec intérêt, notamment ce que les partis s’engagent à faire s’ils sont au pouvoir.

L'enjeu qui revient régulièrement est celui des transports.

C'este le cas de Mounia Sassi, qui fait la navette tous les jours entre Abbotsford et Chilliwack, pour le travail.

Le seul moyen de venir ici, c’est l’autoroute 1, et s’il y a un accident ou les intempéries, on n’a pas d’autres choix pour partir et faire les backroad, les routes secondaires, ça prend beaucoup de temps. Ça va prendre plus d’une heure.

Mounia Sassi, résidente de Chilliwack

Mounia Sassi entend les promesses électorales des partis, mais rappelle que, pour l’instant, elle n’a pas d'autre solution pour se rendre au travail que la voiture.

Mounia Sassi devant le fleuve Fraser.

Mounia Sassi ne croit pas que les partis politiques s'intéressent suffisamment aux besoins des résidents de la vallée du Fraser.

Photo : Radio-Canada

Selon elle, il est impératif d’améliorer les infrastructures routières, pour éviter aux automobilistes de rester coincés pendant des heures dans leur voiture, en cas d’accidents par exemple.

Mounia Sassi aimerait également voir la province investir dans les transports en commun dans la vallée du Fraser.

Elle parle du West Coast Express, le train de banlieue qui relie Mission au centre-ville de Vancouver. Il y a cinq trains qui vont à l’ouest le matin, et cinq trains qui reviennent, mais seulement l’après-midi, dit-elle.

Mme Sassi donne l'exemple des jours où elle devait se rendre à un rendez-vous médical sur la rive nord de Vancouver. Je me rendais à mon rendez-vous et j’attendais toute la journée pour pouvoir prendre le premier train de retour vers l’est à 16 h, pour ensuite revenir en voiture de Mission à Chilliwack.

Enjeu électoral

Les plateformes électorales des différents partis mentionnent tous les besoins d’accroître les transports en commun. Le NPD et le Parti libéral de la Colombie-Britannique promettent aussi d’améliorer les infrastructures routières et se livrent une lutte serrée dans les circonscriptions de la vallée du Fraser, traditionnellement libérales.

Julie Anctil, de face.

Julie Anctil doit prendre les transports en commun pour se rendre de Langley à Vancouver pour travailler, deux jours par semaine.

Photo : Julie Anctil

La campagne électorale a conduit le premier ministre sortant, John Horgan, à Langley, où il a promis que, si son parti est reconduit au pouvoir, la ligne de SkyTrain Expo sera prolongée jusqu'à Langley.

Une promesse bien accueillie par Julie Anctil, qui s’est installée à Langley avec sa famille il y a huit ans.

C'est sur que ce serait bien d’avoir le SkyTrain jusqu’à Langley, [...] ça donnerait plus d’options pour se rendre au centre-ville.

Julie Anctil, résidente de Langley

On pense à nos enfants qui vont dans quelques années aller peut-être au collège ou à l’université à Vancouver , ajoute Julie Anctil. Cette francophone aime beaucoup vivre à Langley et se rend deux fois par semaine en transport en commun à Vancouver, où elle travaille.

Elle se dit chanceuse de ne pas avoir à se déplacer durant les heures de pointe, parce que Langley connaît une forte croissance et attire de plus en plus de personnes de la ville désirant vivre en banlieue.

Surrey, encore très dépendante de la voiture

La ville de Surrey, la deuxième sur le plan de la population dans la province, connaît une croissance importante, qui s'accompagne de besoins pour de nombreux services, dont les transports en commun.

Eric Spalding habite à Surrey et travaille à l’Université de la Vallée du Fraser. Il se considère comme privilégié, car il peut se permettre de payer pour se déplacer en voiture, même lorsque le prix de l’essence est à la hausse.

Il y a des gens qui n’ont pas les moyens d’avoir de voiture et qui doivent beaucoup marcher et attendre longtemps pour avoir un autobus.

Eric Spalding, résident de Surrey

J’appuie l’investissement dans les transports en commun, souligne le professeur. Il est conscient de l'empreinte écologique de ses déplacements en voiture, mais dit que, sans meilleurs services de transports en commun, il n’a pas d’autres options.

Malgré les défis que représentent les transports au sud du fleuve Fraser, ces résidents n'ont pas l'intention de revenir sur leur choix de vivre dans la région. Ils souhaitent surtout que le prochain gouvernement provincial tienne ses promesses et offre davantage de services en dehors de Vancouver.

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