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L’accès à l’éducation des élèves de Listuguj est limité par le Québec, réitère Cardy

La pancarte de Listuguj avec le pont interprovincial à l'arrière

Des jeunes de la Première Nation de Listuguj, au Québec, allaient à l'école Sugarloaf de Campbellton, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Radio-Canada

Le ministre néo-brunswickois de l’Éducation déplore que des jeunes de deux communautés frontalières du Québec n’aient pas accès à l’éducation en face à face dans les écoles où ils sont inscrits au Nouveau-Brunswick.

C’est le gouvernement du Nouveau-Brunswick qui a mis fin, le 8 octobre, à l’entente qui permettait aux résidents de Pointe-à-la-Croix et de la Première Nation de Listuguj de traverser la frontière entre les deux provinces. Seuls les déplacements essentiels sont à présent permis.

Les 103 élèves de Listuguj qui fréquentaient l'école secondaire Sugarloaf, à Campbellton, reçoivent maintenant l’instruction à distance, car ils ne peuvent plus entrer au Nouveau-Brunswick.

Selon le ministre de l’Éducation du Nouveau-Brunswick, Dominic Cardy, les jeunes paient le prix du refus du gouvernement du Québec de se plier aux demandes de ses voisins. Un point de sécurité sur une route pour protéger l'accès à ces communautés et protéger la bulle atlantique serait suffisant pour permettre aux élèves d’entrer au Nouveau-Brunswick, soutient-il.

Le gouvernement de Listuguj, le chef Darcy Gray et son équipe, étaient absolument supers, ils ont donné tout le soutien qu'on avait besoin, mais malheureusement le gouvernement du Québec n'était pas prêt pour mettre en place les mesures de sécurité pour assurer la santé publique, et ça a nécessité la fermeture de la bulle et l'exclusion - j'espère temporaire - de la grande majorité des jeunes qui viennent du [...] Québec pour leur éducation au Nouveau-Brunswick, dit M. Cardy.

Le ministre de l'Éducation du Nouveau-Brunswick, Dominic Cardy, le 13 août 2020.

Le ministre de l'Éducation du Nouveau-Brunswick, Dominic Cardy, le 13 août 2020.

Photo : Radio-Canada

C'est clair qu'on a une communauté autochtone qui est maintenant [privée] de l'accès l'éducation face à face. L'accès à l'éducation, c'est une responsabilité pleinement provinciale, c'est pleinement dans le contrôle du gouvernement du Québec de mettre les mesures de sécurité en place pour assurer l'accès à ces jeunes au système d'éducation, martèle le ministre Cardy.

Dans un courriel la semaine dernière, le bureau de la ministre de Sécurité publique du Québec avait réfuté des accusations similaires du ministre néo-brunswickois de l'Éducation.

Le député péquiste de Bonaventure, Sylvain Roy, estime quant à lui que le Nouveau-Brunswick va trop loin. Ce que le Nouveau-Brunswick veut, c'est qu'on réintroduise un barrage pour interdire l'accès aux gens du Québec à une portion de leur territoire. Écoutez, ça, c'est de l'ingérence extraterritoriale. Et ça, c'est inacceptable, a-t-il affirmé mercredi.

Autochtones : déjà assez de tensions

Dominic Cardy estime par ailleurs que l’optique n’est pas la meilleure, compte tenu du climat actuel.

J'ai discuté avec le ministre [de l’Éducation, Jean-François] Roberge, du Québec, il y a quelques semaines passées maintenant, pour dire : regarde, on a assez de tensions au niveau national autour des questions des droits des Autochtones, d'inclure une bataille sur l'accès à l'éducation, c'est une bataille qu'on ne devrait même pas considérer de commencer, déclare-t-il.

La façade en briques de l'école Sugarloaf.

L'école secondaire Sugarloaf, à Campbellton au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Le ministre Cardy continue d’espérer que le Québec change de cap.

Je sais que les conversations continuent et j'espère qu'on va arriver à une résolution positive pour les jeunes de Listuguj, et aussi Pointe-à-la-Croix, il y a une autre communauté non autochtone qui est aussi impliquée, dit-il.

Avec les renseignements de Margaud Castadère

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