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Francisation des demandeurs d'asile : le ministre Roberge promet de corriger le tir

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
M. Roberge devant un drapeau du Québec.

Le reportage d'Alexandre Duval

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

À la suite du reportage de Radio-Canada concernant des demandeurs d'asile privés de francisation au Québec, le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, promet un changement qui permettra de régler une partie du problème, selon lui.

Nous sommes conscients que ces cours de francisation sont importants pour l’intégration de tous les immigrants, y compris les demandeurs d’asile, et c’est pourquoi nous devons en faciliter l’accès, admet par courriel Geneviève Côté, l'attachée de presse du ministre.

La problématique est apparue cet automne. Des demandeurs d'asile, estimés à quelques centaines à travers le Québec, ont été incapables de s'inscrire à des cours de francisation dans un centre de formation générale pour adultes.

La raison est que le ministère de l'Éducation exige désormais que les demandeurs d'asile obtiennent un certificat d'acceptation du Québec et un permis d'études du fédéral avant de pouvoir accéder à la francisation.

Or, ces derniers mois, des demandeurs d'asile ont été incapables d'obtenir le certificat. Dans certains cas, le gouvernement a refusé de délivrer ce document sous prétexte qu'ils n'avaient pas les ressources financières suffisantes pour rester en sol québécois.

Le critère relié à la capacité financière sera retiré des exigences pour obtenir un certificat d’acceptation [du Québec], lorsque la demande concerne un cours de francisation offert par le gouvernement, confirmait Mme Côté mercredi en fin de journée.

Cette correction que nous apportons permettra à de nombreux demandeurs d’asile de pouvoir s’inscrire aux cours de francisation.

Geneviève Côté, attachée de presse du ministre de l'Éducation

Pressé d'agir

Au cours des dernières semaines, plusieurs acteurs étaient entrés en contact avec le ministère de l'Éducation pour rapporter la problématique. C'est le cas notamment de certains centres de services scolaires ainsi que de leur fédération.

Le Centre multiethnique de Québec a aussi interpellé le Ministère, puisque plusieurs demandeurs d'asile incapables de s'inscrire à la francisation s'étaient tournés vers l'organisme pour obtenir de l'aide.

Uniquement au Centre de services scolaire de la Capitale, au centre-ville de Québec, on estime qu'une centaine de demandeurs d'asile n'ont pas pu entreprendre leur francisation cet automne comme prévu.

Si le changement annoncé par le cabinet du ministre Roberge en aidera certains, les délais avant qu'ils puissent retourner sur les bancs d'école risquent d'être longs.

Obtenir le certificat d'acceptation du Québec auprès du ministère de l'Immigration, de la Francisation et de l'Intégration peut prendre au-delà d'un mois. À cela il faut ajouter plus de cinq mois, en moyenne, pour obtenir le permis d'études délivré par le gouvernement fédéral.

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