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Les libéraux de la C.-B. ont souffert de la loi sur les dons aux partis politiques

Andrew Wilkinson.

Le chef du Parti libéral, Andrew Wilkinson, était pourtant favorable à l'interdiction des dons des entreprises et des syndicats en 2017.

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dick

Radio-Canada

Le montant des dons au Parti libéral de la Colombie-Britannique a chuté de deux tiers en quatre ans. La loi de 2017 sur le financement des partis politiques en est largement responsable, selon le politologue Gerald Baier.

La loi présentée par le Nouveau Parti démocratique dès son arrivée au pouvoir interdit les dons des entreprises et des syndicats et limite les dons individuels à environ 1200 $ par personne par an.

Le montant annuel des dons au Parti libéral est ainsi tombé à près de 3 millions de dollars en 2019, alors qu'il était de plus de 9 millions de dollars en 2015.

Par comparaison, le Nouveau Parti démocratique, lui, a vu le montant des dons annuels atteindre 3,7 millions de dollars en 2019, alors qu'il avait reçu 2 millions de dollars en 2015.

Le Parti vert de la Colombie-Britannique a lui aussi vu le montant annuel des dons augmenter : d'environ 256 000 $ en 2015, il est passé à 650 000 $ en 2019.

L'année 2017, une année électorale, fait figure d'exception.

Avant l'adoption de la loi sur les dons aux partis politiques, le financement du Parti libéral dépendait en grande partie des contributions des entreprises : celles-ci représentaient les deux tiers du montant total des dons reçus par le parti entre 2005 et 2016.

Le NPD, pour sa part, bénéficiait du soutien financier de certains syndicats : leurs dons représentaient un tiers du montant total des dons reçus par le parti entre 2005 et 2016. Par ailleurs, huit des dix plus importants donateurs des partis politiques en Colombie-Britannique étaient des syndicats. La grande majorité de ces dons allaient au NPD.

Une multitude de petits donateurs

Après l'adoption de la loi de 2017, le NPD s'est adapté plus rapidement que les libéraux à la nouvelle donne, selon Gerald Baier.

Le NPD était bien conscient qu'une grande partie de sa base était constituée de petits donateurs, explique le chercheur, alors que les libéraux obtenaient de plus gros dons.

Les libéraux auraient dû mieux s'organiser pour recevoir de nombreux petits dons et rester dans la compétition.

Gerald Baier, professeur de sciences politiques, Université de la Colombie-Britannique

Selon Gerald Baier, la campagne électorale actuelle, qui s'achève samedi, dépend plus que jamais d'Internet, autant pour diffuser des publicités électorales que pour collecter des fonds.

Les libéraux auraient dû voir ce changement arriver, mais ils étaient pris dans une transition, autant pour leur chef que pour l'appareil politique, dit-il.

Il est encore trop tôt pour savoir comment les limites imposées par la loi sur les dons aux partis politiques ont influencé la campagne électorale de 2020, d'autant que les contraintes sanitaires jouent aussi un rôle dans la manière dont l'argent est dépensé.

Avec les informations de Tara Carman

Bannière du dossier réunissant la couverture électorale.

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