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27 cas de COVID-19 dans une usine de transformation de poulets dans le sud du Manitoba

Le devant de l'usine Exceldor à Blumenort, au Manitoba.

En tout, 27 cas de COVID-19 ont été décelés au sein de l'usine de transformation de viande de poulets Exceldor, située à Blumenort, dans le sud du Manitoba.

Photo : Radio-Canada / Patrick Foucault

Radio-Canada

En tout, 27 cas ont été confirmés dans l'usine de transformation de poulets Exceldor Coopérative, située à Blumenort, à une cinquantaine de kilomètres au sud de Winnipeg.

Selon la maison-mère de l'usine, Exceldor, et la section locale 832 des Travailleurs et travailleuses unis de l’alimentation et du commerce (TUAC), qui représente un peu plus de 500 employés, les premiers cas ont été annoncés le 8 octobre dans cette usine, anciennement connue sous le nom de Granny's Poultry.

La province indique de son côté qu'elle est au courant que des cas de COVID-19 ont été signalés dans une entreprise de Blumenort sans donner plus de précisions.

Par écrit, un porte-parole précise qu’une inspection sera menée en détail, même si une enquête préliminaire a indiqué que des mesures ont été prises pour la protection des employés. L’enquête est en cours.

La province indique qu'à l’heure actuelle il ne semble pas y avoir de transmission du virus sur le lieu de travail. Selon les autorités de la santé publique, ces cas seraient le résultat d’une transmission communautaire.

Selon la maison mère, 86 employés sont actuellement en quarantaine. Cela concerne les gens qui ont contracté la COVID-19 et les personnes qui ont été en contact avec eux.

Le porte-parole de l’entreprise assure que de nombreuses mesures de sécurité ont été mises en place depuis mars pour assurer la sécurité des employés.

Entre autres, des masques non chirurgicaux ont été rendus obligatoires pour tous les employés, qui font d’ailleurs l’objet d’une prise de température avant de rentrer à l’étage de production.

Un employeur conscient des défis

La section locale 832 du TUAC s’inquiète de cette situation, mais ne remet pas en cause les mesures prises par la direction. Selon les représentants du syndicat, l’employeur fait tout son possible pour maintenir un environnement de travail sécuritaire.

Cet employeur a toujours été conscient de la situation par rapport à cette pandémie, explique la secrétaire du trésor de la section locale 832 du TUAC, Beatrice Bruske. L'entreprise a mis en place plusieurs protocoles de façon que les employés aient accès à du matériel de désinfection, de protection et aussi de manière à ce que la circulation dans l’usine ne soit que dans un sens.

Selon Beatrice Bruske, les inquiétudes des employés concernent surtout la transmission au sein de l’entreprise.

Le syndicat se dit par ailleurs frustré de voir que seules les personnes ayant eu des résultats positifs au test de dépistage de la COVID-19 et qui doivent s’isoler ont le droit à des congés maladie payés grâce à leur assurance maladie.

Les travailleurs qui ont été en contact avec des personnes déclarées positives et qui doivent s’isoler ne reçoivent pas d’indemnité. Pour le syndicat, c’est la preuve qu’il est urgent de mettre en place des congés maladie payés pour les travailleurs.

Le syndicat dit travailler de près avec la direction pour prendre soin des employés. Santé et Sécurité au travail se joindra aux autorités de la santé publique et à l’Agence canadienne d'inspection des aliments vendredi prochain pour une nouvelle visite de l’usine, précise le syndicat.

Avec les informations de CBC et de Patrick Foucault

L'évolution de la COVID-19 d'heure en heure.

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