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Controverse à l’UdO : Justin Trudeau questionné à la Chambre des communes

Le premier ministre Justin Trudeau, debout à la Chambre des communes.

Le premier ministre Justin Trudeau a répondu à des questions sur la controverse à l'Université d'Ottawa mercredi, à la Chambre des communes. (archives)

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Radio-Canada

Le premier ministre Justin Trudeau a été questionné mercredi à la Chambre des communes sur la controverse déclenchée par la suspension d’une professeure ayant utilisé le mot en N dans un contexte d’enseignement à l’Université d’Ottawa (UdO).

Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, a pressé le chef du gouvernement d’exprimer sa pensée sur le débat sur la liberté universitaire et le racisme déclenché par cet épisode, qui a suscité de fortes réactions chez les politiciens québécois et canadiens mardi.

Nous devons tous être conscients de la portée de nos paroles. Nous favorisons le respect des autres et l’écoute des communautés. Notre priorité, c’est toujours de mettre de l’avant des actions concrètes pour combattre le racisme sous toutes ses formes, a répondu Justin Trudeau.

Accusé par M. Blanchet de ne pas exprimer d’opinion claire, M. Trudeau a rétorqué que notre préoccupation pendant cette pandémie, c’est la santé et la sécurité des Canadiens, et d’assurer l’égalité des chances pour tous. C’est ce que nous allons continuer de faire en travaillant directement avec les Canadiens.

Des réactions moins tranchées à Queen’s Park

À Queen’s Park, l’affaire a suscité des prises de position plus timides qu’au Québec, mercredi.

En marge d’une conférence de presse, la ministre des Industries du patrimoine, du sport, du tourisme et de la culture, Lisa MacLeod, de même que le ministre de l’Éducation, Stephen Lecce, ont tous deux condamné le racisme sous toutes ses formes, sans se prononcer sur les événements survenus à l’Université d’Ottawa.

Le ministère ontarien des Collèges et Universités a indiqué s’attendre à ce que toutes les institutions d’enseignement supérieur sous sa juridiction se conforment à la politique de tolérance zéro du gouvernement provincial en matière de discrimination.

Les institutions postsecondaires de l’Ontario ont la responsabilité d’offrir un environnement d’apprentissage sain et positif et doivent tout faire en leur pouvoir pour s’attaquer aux problèmes du racisme et de la discrimination sur leurs campus, peut-on lire dans un courriel.

Le Québec toujours secoué

Du côté du Québec, l’histoire de la professeure Verushka Lieutenant-Duval a continué de soulever de vifs commentaires.

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, a dénoncé sur Facebookune attaque contre la citoyenneté, contre la démocratie, contre les Lumières, contre les principes même de l’éducation.

Je voudrais m’exprimer ici en tant qu’ancien président de la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa (FÉUO), en...

Publiée par Maxime Pedneaud-Jobin sur Mercredi 21 octobre 2020

Le recteur de l’Université de Montréal, Daniel Jutras, a indiqué dans un message qu’il considérait la parole universitaire libre.

Aucun mot n’est interdit dans le contexte d’une recherche de la vérité et du juste. [...] Mais [la liberté universitaire] ne doit pas occulter ma responsabilité individuelle, comme acteur du monde de l’enseignement supérieur, de réfléchir à mes pratiques pédagogiques. Surtout, cette liberté n’absout personne, étudiants et étudiantes ou enseignants et enseignantes, de la responsabilité de préserver les conditions de sérénité et de dignité de nos débats.

Contactés par Radio-Canada, les recteurs de l’Université du Québec en Outaouais, de l’Université Saint-Paul et de l’Université Carleton n’ont pas commenté la controverse.

Avec les informations de Josée Guérin, Jérémie Bergeron, Samuel Blais-Gauthier et Catherine Morasse

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