•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

11 patients et 5 employés infectés par la COVID-19 à l’Hôpital Saint-Boniface

L'extérieur de l'Hôpital Saint-Boniface, à Winnipeg.

Deux unités de soins médicalisés sont fermées à l'Hôpital Saint-Boniface, à Winnipeg.

Photo : Radio-Canada / Trevor Brine

Radio-Canada

Pour l'instant, 16 personnes sont touchées par la COVID-19 dans l’enceinte de l’Hôpital Saint-Boniface, selon une note interne envoyée aux équipes et aux médecins mercredi.

La direction enquête sur les éclosions de COVID-19 qui touchent les unités médicalisées E5 et E6 de l’hôpital Saint-Boniface. Le traçage des contacts est aussi en cours pour la période du 5 au 20 octobre. Les contacts potentiels devront aller se faire dépister et se placer en quarantaine au besoin.

Nous comprenons que c’est une nouvelle déconcertante. Soyez assurés que nous avons agi rapidement afin de prendre toutes les précautions nécessaires pour enrayer la propagation future de la maladie, indique la note.

Vendredi dernier, dans une première note de service obtenue par CBC/Radio-Canada, la direction indiquait qu'un regroupement de cas en lien avec l’Unité E6 de l’hôpital avait été décelé et que deux patients avaient alors contracté le virus.

L’Hôpital Saint-Boniface est toujours ouvert, et les procédures médicales continuent. Cependant, aucun nouveau patient ne sera admis dans les unités de soins E5 et E6, ni aucun visiteur.

L’inquiétude des syndicats

Mercredi, trois syndicats de travailleurs de la santé ont tiré la sonnette d’alarme au sujet de l’augmentation des cas de COVID-19 à l'Hôpital Saint-Boniface.

Le Syndicat des infirmières du Manitoba, l’Association manitobaine des professionnels de la santé et le Syndicat canadien de la fonction publique ont dit qu’ils avaient été informés par l’Office régional de la santé de Winnipeg (ORSW) à propos des fermetures d'unités.

Ni l'un ni l'autre ne sait si un de ses membres a été déclaré positif ou était en isolement en raison de l’éclosion.

Nous ne sommes pas seulement inquiets du fait qu’une infection comme celle-ci est présente dans un de nos établissements, mais nous le sommes aussi pour la santé et la sécurité de chacun de nos membres et de tous les travailleurs et patients, souligne Bob Moroz, le président de l’association manitobaine des professionnels de la santé.

La présidente de la section locale 204 du Syndicat canadien de la fonction publique, Debbie Boissonneault, dit que les autorités de Saint-Boniface l’ont mise au courant de la première éclosion et de la fermeture de l’unité E6 la semaine dernière.

De son côté, la présidente du Syndicat des infirmières du Manitoba, Darlene Jackson, se dit très inquiète de la propagation de la COVID-19 à l'hôpital.

Selon le syndicat, au moins une de ses membres fait partie des cinq employés qui ont contracté la maladie. La présidente attend la confirmation de la part de l'employeur pour savoir si d'autres infirmières sont infectées ou en isolement.

Malheureusement, l'employeur a vraiment été lent à communiquer et à s'occuper des inquiétudes grandissantes parmi les employés, les patients et leurs familles, déplore Darlene Jackson, qui estime que, en contexte de pandémie, tous les faits devraient être communiqués le plus rapidement possible.

Des travailleurs anxieux, selon les syndicats

Par ailleurs, Debbie Boissonneault indique que le syndicat a du mal à obtenir le nombre des éclosions dans les maisons de santé, dans les foyers de soins de longue durée et dans les hôpitaux.

Selon elle, de plus en plus de travailleurs de la santé sont inquiets à ce sujet.

Ils ont le sentiment que le manque d’information pourrait leur causer du tort. Il n’y a aucune cohérence. Nous n’avons pas d’information correcte en ce qui concerne qui est déclaré positif et qui va se faire tester, déplore la présidente du syndicat.

Selon cette dernière et le président de l’Association manitobaine des professionnels de la santé, le personnel s’inquiète du manque d’accès à de l’équipement de protection individuelle adéquat. Selon Bob Moroz, ces inquiétudes, ajoutées à l’appel lancé la semaine dernière par la province pour engager plus de personnel infirmier et de travailleurs de la santé pour combattre la pandémie, n’inspirent pas confiance aux membres de son association.

Pourquoi cela ne s’est-il pas produit il y a trois ou quatre mois? Cette seconde vague n’est pas une surprise. Nos membres ne se sentent pas en sécurité comme ils auraient dû l'être , lance-t-il.

Avec les informations de Bryce Hoye et Chloé Dioré de Perigny

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !