•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Internet haute vitesse de Bell : des régions rurales oubliées au Nouveau-Brunswick

Une photo prise d'un modem.

Bell indique qu’elle est en train de finaliser son calendrier pour 2021-2022.

Photo : iStock

Radio-Canada

L’entreprise de télécommunications Bell compte étendre son service Internet résidentiel sans fil haute vitesse dans les régions rurales en Atlantique au cours des deux prochaines années. Si l’annonce en réjouit plusieurs, certains, comme le maire de Bathurst, déplorent toutefois que le nord du Nouveau-Brunswick soit absent des plans à court terme de Bell.

Bell prévoit offrir l’accès à environ 70 000 foyers d’ici la fin de la présente année et à 130 000 usagers additionnels d’ici 2022.

Le maire de Bathurst a pris connaissance de la liste des collectivités qui seront bientôt dotées du service Internet résidentiel à large bande : il se dit déçu et frustré.

L’absence d’une infrastructure qui est fiable, qui est performante et qu’il n’y ait pas une seule municipalité ou communauté au nord de Miramichi dans la phase 1, c’est très décevant.

Paolo Fongemie, maire de la ville de Bathurst

En pleine pandémie, il déplore que le plan de Bell ne comprenne aucune communauté au nord de Miramichi cette année, où il existe un bassin important de communautés rurales.

L'école à distance

Les adolescents du Nouveau-Brunswick doivent majoritairement alterner entre l'école et l’apprentissage à la maison depuis la rentrée de septembre, en raison de la COVID-19.

Ils ont, plus que jamais, à utiliser Internet.

Une adolescente porte un masque de protection au visage et suit sur son ordinateur un cours en ligne à la maison.

Selon la province, les élèves du secondaire seront équipés d’un appareil et d’une routine qui leur permettront de poursuivre leur apprentissage à la maison pendant de plus longues périodes en cas d'éclosions.

Photo : damircudic

Annie Duguay-Ferguson et sa famille habitent dans un secteur de la Péninsule acadienne qui n’a pas accès au réseau Internet haute vitesse.

L’une de ses filles, qui fréquente l’école secondaire, doit suivre en partie son enseignement à distance, ce qui est souvent difficile.

D’avoir à donner l’excuse à ses professeurs, je suis désolée, je n’ai pas pu me connecter parce que j’ai une mauvaise connexion, dit Annie Duguay-Ferguson. Mais oui, le système est vraiment pourri à ce point-là.

Elle ajoute que sa fille se sent parfois coupable et il arrive qu'elle se demande si les enseignants vont la croire.

De l’espoir pour 2021-2022?

Dans un courriel, Bell indique qu’elle est en train de finaliser son calendrier pour 2021-2022.

Une planification qui comprendrait plusieurs communautés dans le nord du Nouveau-Brunswick, comme Bathurst, Shippagan et Edmundston. Cette affirmation est toutefois loin de rassurer Paolo Fongemie.

Le maire de Bathurst, au Nouveau-Brunswick, Paolo Fongemie.

Le maire de Bathurst, Paolo Fongemie.

Photo : Radio-Canada / François Vigneault

Selon lui, il est fatigant de voir que sa région est toujours deuxième dans les phases d’implantation technologiques. On est-tu le tiers monde au niveau technologique dans le nord de la province ? demande-t-il.

Le maire de Bathurst estime que les gouvernements, qui subventionnent en partie les géants des télécommunications pour étendre le service Internet à large bande, devraient mettre de la pression pour inclure rapidement le nord du Nouveau-Brunswick dans leurs plans.

D’après le reportage de François Vigneault

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !