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La Fonderie Horne a diminué ses émissions d'arsenic depuis le début de 2020

Vue de la fonderie.

La Fonderie Horne, qui a presque 100 ans, est un des poumons économiques de Rouyn-Noranda. (archives)

Photo : Radio-Canada

Annie-Claude Luneau

La Fonderie Horne assure que ses émissions atmosphériques d’arsenic diminuent.

Selon les données transmises par l’entreprise, la concentration d’arsenic dans l’air enregistré à la station légale située tout près de la Fonderie est de 66 nanogrammes par mètre cube depuis le début de l’année 2020. Ce taux était de 130 nanogrammes par mètre cube en 2019.

L’entreprise a mis en opération à la fin 2019 un nouveau système de captation des gaz qui fait ses preuves, selon la superviseure Communications et relations avec la communauté à la Fonderie Horne, Stéphanie Lemieux.

On voit jusqu’ici une diminution notable de nos émissions. Pour nous, c’est très intéressant comme résultat, on est très satisfait d’où on en est jusqu’ici, on poursuit nos efforts dans ce sens-là pour toujours tendre vers une diminution le plus possible.

La Fonderie Horne détient une attestation d’assainissement du gouvernement du Québec dans laquelle elle s’engageait à diminuer ses émissions à 100 nanogrammes par mètre cube d’ici 2021.

C’est cependant encore bien loin de la norme provinciale qui se situe à 3 ng/m3, une norme que la Fonderie ne croit pas atteindre à court ou moyen terme.

Le directeur entretien, ingénierie et projets stratégiques Donald Piché assure que plusieurs projets sont en branle pour poursuivre la réduction des émissions.

Une usine pilote est notamment en construction, au coût de 21 millions de dollars, pour permettre de tester une nouvelle technologie de traitement du cuivre.

C’est sûr qu’il faut penser que pour bien tester la performance attendue, ça va se faire sur plusieurs mois durant l’année 2021 et suite aux résultats obtenus par l’opération VELOX, on va compléter toute l’évaluation technique, économique, selon les performances pour voir si le système à grande échelle pourrait nous amener les réductions qu’on anticipe éventuellement, explique M.Piché.

Un quartier résidentiel tout près d'une fonderie de cuivre.

Le quartier Notre-Dame, à Rouyn-Noranda (archives)

Photo : Radio-Canada / Vanessa Limage

La direction de la Fonderie espère que ce projet permette une réduction des émissions d’arsenic de 10 à 15 %, en plus de diminuer les gaz à effet de serre.

La Fonderie compte aussi installer d’ici 2020 un système de captation des gaz dans le secteur du réacteur, ce qui permettrait une réduction des émissions d’arsenic de 3 à 10 %.

Ces projets font partie du plan d’action bonifié présenté par la Fonderie en juillet. Le comité interministériel chargé d’analyser ce plan n’a toujours pas réagi.

C’est sûr qu’on a hâte d’avoir la réponse du gouvernement, mais on n’attend pas après ça pour mettre en oeuvre nos actions, c’est important pour nous d’avancer dans le dossier et de voir des résultats sur le terrain et je pense qu’aujourd’hui, c’est ce qu’on voit, on voit des réductions notables et des projets qui avancent et c’est positif pour nous, conclut Stéphanie Lemieux.

La CCIRN appuie la Fonderie

La Chambre de commerce et d'industrie de Rouyn-Noranda se dit déçue que ces efforts de la Fonderie Horne n’aient pas été reconnus dans le rapport de la deuxième étude de biosurveillance de la Direction de la santé publique de l’Abitibi-Témiscamingue, rendu public mercredi.

La Chambre est bien sûr préoccupée par la question de l’arsenic et nos membres y sont sensibles, surtout en raison des impacts possibles sur la santé de la population, affirme David Lecours, président de la CCIRN, par voie de communiqué. La Fonderie Horne est un bon citoyen corporatif et son importance pour l’économie de Rouyn-Noranda n’est un secret pour personne. Les retombées qu’elle engendre dans l’ensemble de notre communauté sont très importantes, indique M. Lecours.

La CCIRN se rendra disponible pour explorer les avenues permettant de minimiser au maximum les impacts des recommandations issues du rapport de la Direction de la santé publique de l’Abitibi-Témiscamingue, peut-on lire dans le communiqué. Nous souhaitons au bout du compte une mise en œuvre sécuritaire d’un plan d’action porteur d’avenir, indique David Lecours.

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