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Une agence de rencontre pour poules pondeuses

L’organisme Néo-Terra fournit en ligne des ressources pour accueillir les poules par temps froid.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Cette poule pondeuse aura bientôt la compagnie de nouvelles amies.

Un répertoire de milieux d’accueil pour poules pondeuses a vu le jour à la mi-septembre. Un reportage de Stéphanie Allard.

Photo : Radio-Canada / Simon Lasalle

Stéphanie Rhéaume

Coquette poulette recherche poulailler douillet pour passer la saison froide. Nette préférence pour une relation stable et durable. Plutôt que de promettre de trouver l’amour, le répertoire des milieux d’accueil de poules pondeuses, lancé il y a un mois, propose une solution pour garder les volatiles au chaud cet hiver.

Avant même le début de la pandémie, l’élevage de poules avait déjà la cote en Outaouais. Après deux projets pilotes en 2017 et 2018, la Ville de Gatineau avait donné son aval aux petits élevages urbains.

Martin Boisvert, permaculteur et spécialiste de garde de poules, s’inquiète pourtant des conséquences négatives que pourrait avoir cet engouement démesuré pour les poules en lien avec le confinement.

À chaque année, je sens qu’il y a des gens qui se lancent comme ça avec peu ou pas d’expérience. Je pense que cette année, ç’a été juste amplifié, comme tout le reste.

Martin Boisvert, fondateur de Néo-Terra

Qu’est-ce que les paysans en herbe vont bien pouvoir faire de leurs poules une fois les froids mordants arrivés? Le fondateur de Néo-Terra, un organisme qui se consacre au partage des connaissances avicoles, a mis sur pied une formation en ligne sur la garde de poules en hiver et un répertoire cartographié gratuit pour accueillir les poules partout au Québec.

C’est une façon pour les gens qui veulent s’en départir de localiser des milieux d’accueil qui sont dans leur secteur pour minimiser les distances de transport. Parce que le transport, c’est générateur de stress chez l’animal, souligne Martin Boisvert. On essaie de viser le bien-être animal.

Le permaculteur donne un avertissement important : il ne s’agit pas de refuges temporaires, mais bien d’une solution permanente. Une fois les adieux faits, votre poulette aura trouvé un nouveau domicile bien à elle.

Des poulaillers chaleureux

Les poules ont une cabane, un enclos grillagé et une passerelle pour accéder à l'ensemble de l'installation.

Le poulailler de Karine Sigouin, à Val-des-Monts, abrite déjà trois poules.

Photo : Radio-Canada / Simon Lasalle

Karine Sigouin trépigne à l’idée d’accueillir de nouvelles poules chez elle, à Val-des-Monts.

Si Arc-en-Ciel, Marcus et Pépé picorent tranquillement, elles ignorent pour l’instant que leur basse-cour pourrait recevoir deux nouvelles pensionnaires au cours des prochains mois.

Leur éleveuse, Karine Sigouin, fait partie de la communauté des 215 milieux d’accueil inscrits sur la plateforme de Néo-Terra. En Outaouais, cinq foyers y figurent, de Gatineau à Bouchette, en passant par Chénéville et Val-des-Monts.

En tout, au Québec, 1600 places pour des poules pondeuses sont répertoriées sur le site web de Néo-Terra.

Karine Sigouin est assise dehors devant un poulailler.

Karine Sigouin s’enorgueillit à l’idée de pouvoir offrir un milieu d’accueil au chaud pour les poules cet hiver.

Photo : Radio-Canada / Simon Lasalle

Je trouve que c’est un super concept. C’est gagnant-gagnant. Il y a quelqu’un qui veut se débarrasser de ses poules. Moi, j’ai de la place. Je vais maximiser mon poulailler. [...] Ça fait en sorte qu’on sait que les poules vont être en sécurité, souligne avec fébrilité celle qui s’est portée acquéreuse de son poulailler ce printemps.

Je suis bien équipée, avec mon abreuvoir chauffant, ma lumière chauffante. J’ai isolé mon poulailler. Je suis prête!

Karine Sigouin, membre du répertoire des milieux d’accueil de poules pondeuses

Qu’elles se le tiennent pour dit : Arc-en-ciel, Marcus et Pépé devront s’y faire. Leur maîtresse a très envie d’élargir la famille et d’offrir un nid douillet à deux autres poules. À qui la chance?

Avec les informations recueillies par Stéphanie Allard

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