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L’Apollo ne sera pas transformé en récif artificiel au large de Godbout

L'ancien traversier Apollo accosté dans la neige.

Le projet de transformer le navire en récif artificiel a été abandonné faute de financement (archives).

Photo : Radio-Canada / Luc Paradis_Rad

Radio-Canada

Le navire Apollo ne deviendra finalement pas un récif artificiel au large de Godbout. Les dirigeants de l'organisme à but non lucratif qui pilotait le projet ont été forcés de prendre cette décision faute de financement suffisant.

Quand on s’est embarqués là-dedans [...] on pensait que ça allait bien aller, on était sûrs avec les estimations qu’on avait qu’on était corrects, ce n’est pas le cas, raconte le président de la Société Apollo de Godbout, Jean-Yves Bouffard. On a trouvé toutes sortes d’affaires, il n’y a personne qui a les plans de ce bateau-là.

Toutes les demandes de financement faites auprès du gouvernement sont restées sans réponse, déplore Jean-Yves Bouffard.

On est en train de regarder ce qu’on fait parce que pour le couler ce serait un gros problème avec l’amiante qu'il y a dedans, expose-t-il.

Le maire de Godbout, Jean-Yves Bouffard

Le président de la Société Apollo de Godbout, Jean-Yves Bouffard (archives)

Photo : Radio-Canada

Mis à part l’amiante qui se retrouve sur le bateau, plusieurs autres travaux doivent être effectués. Jean-Yves Bouffard indique que la Société Apollo n’a pas les moyens de poursuivre ces travaux.

Il y a 30 % des travaux de faits et il en manque 70 %. Ça a coûté 1,7 million pour faire des travaux dedans. Si on fait une petite règle de trois il manque 4 [millions] et on n’a pas l’argent pour ça.

Jean-Yves Bouffard, président de la Société Apollo de Godbout

Acheteurs potentiels

La société tente présentement de se débarrasser du navire. Jean-Yves Bouffard confirme avoir trois acheteurs potentiels pour le navire, dont deux qui ont déjà déposé leur offre. La troisième personne qui a visité le navire devrait donner sa réponse officielle dans la prochaine semaine, soutient le président.

Il y en a un qui voudrait le défaire, il y en a un autre qu’on n’est pas au courant, mais c’est un chantier naval, ils pourraient s’en servir, met de l'avant Jean-Yves Bouffard.

Le navire, qui a brièvement assuré la liaison entre Matane et la Côte-Nord, est toujours accosté aux installations du groupe Océan, à Québec, encombrant ainsi des infrastructures importantes pour les activités de l'entreprise.

Selon la Société Apollo, garder le bateau à quai coûte un demi-million de dollars par année, soit 30 000 $ par mois puisqu’il faut chauffer le navire afin qu’il ne coule pas.

Le porte-parole du groupe Océan, Philippe Filion, estime que l'Apollo doit être sorti de ces installations au plus vite. M. Filion dit avoir fait des démarches à la fois auprès de la Société Apollo de Godbout ainsi que du côté du gouvernement afin que le navire soit retiré de son emplacement actuel le plus rapidement possible.

On a fait également des démarches avec la Société des Traversiers du Québec, qui était l'ancien propriétaire et donc, moralement, on se pose toujours la question à savoir s'ils devraient reprendre le navire, ajoute le porte-parole.

La Société des Traversiers du Québec (STQ) affirme que son rôle ne se limite plus qu'à conseiller les actuels propriétaires du navire.

La Société Apollo de Godbout avait fait l'acquisition du vieux navire à la STQ pour la somme symbolique d'un dollar, l'automne dernier.

La STQ avait alloué deux millions de dollars à la Société Apollo pour la préparation du navire en vue de son sabordage.

Avec les informations de Marc-Antoine Mageau et Marie Kirouac-Poirier

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