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Les hypothèses se précisent sur l’origine des éclosions du CHAUR

Des travailleurs de la santé, portant un masque, vus à travers une fenêtre de l'urgence du CHAUR de Trois-Rivières.

La première éclosion qui a frappé l’unité de neurologie pourrait être à l'origine des deux éclosions qui ont suivi au CHAUR

Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

Radio-Canada

La première éclosion qui a frappé l’unité de neurologie pourrait être à l'origine des deux éclosions qui ont suivi.

C’est du moins ce qui ressort des investigations qui se font du côté du Centre hospitalier affilié universitaire régional pour tenter de retracer les origines des éclosions qui frappent actuellement trois unités de soins.

L’hypothèse la plus probable repose sur le fait qu’un patient de l'unité de neurologie transféré pour une chirurgie aurait contaminé l'employée qui lui prodiguait des soins. Or celle-ci, ne se sachant pas infectée, aurait provoqué les cas subséquents. En tout, dix personnes auraient alors été infectées au sein de l’unité de chirurgie, soit six patients et quatre membres du personnel.

La troisième éclosion, celle de l’unité COVID, fait toujours l'objet d'une analyse. Pour le moment, l’hypothèse serait qu'une employée qui avait travaillé à l'unité de neurologie avant que l'éclosion ne soit identifiée, aurait contaminé ses collègues par la suite.

Mobilité du personnel

Malgré la situation, la Dre Lise-Andrée Galarneau, microbiologiste et infectiologue responsable de la prévention des infections, estime que les mesures mises en place sont efficaces et que les règles concernant la mobilité du personnel en vigueur sont adéquates.

À partir du moment où on déclare qu’il y a une unité en éclosion, les déplacements des travailleurs sont interdits , dit-elle, ajoutant que les mêmes interdictions sont en vigueur s’il s’agit d’un patient qui sort de l’unité de soins. Et si un patient doit sortir, les déplacements sont contrôlés.

Rappelons qu’une seule chambre est à l'origine de 60 % des 53 cas de COVID-19 qui sont survenus à l'unité de neurologie. Or, cette chambre était la seule dans le centre hospitalier à être dotée d’une ventilation particulière, qui faisait circuler le même air en circuit fermé. Cette chambre n’est plus utilisée désormais.

Les masques protègent le personnel

Dre Lise-Andrée Galarneau estime par ailleurs que les masques de procédure protègent adéquatement les travailleurs de la santé et qu'il n'est pas nécessaire de doter tout le personnel de masque N95, comme le demande les syndicats.

À cet effet, elle rappelle que lors de la première vague, chaque travailleur qui contractait la COVID dans la communauté provoquait une éclosion, ce qui n’est plus le cas.

Dr Galarneau en a pour preuve que de nombreuses personnes infectées par la COVID-19 sont entrées dans plusieurs unités de soins sans qu’aucune éclosion n’ait été déclarée, parce que les mesures sont efficaces, dit-elle.

Un travailleur qui l'acquiert (la COVID) en communauté et qui génère une éclosion, c'est l'exception, souligne Dr Galarneau.

Le travail qui a été fait a porté fruit, sinon ce n'est pas trois éclosions qu'on aurait, ce serait une catastrophe.

Dre Lise-Andrée Galarneau, microbiologiste et infectiologue

Selon les informations recueillies par Amélie Desmarais

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