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Les camps de vacances réclament 75 % de leurs frais fixes pour survivre

Des guimauves sont grillées autour d'un feu de camp.

Les camps de vacances, lors desquels les jeunes sont hébergés durant plusieurs jours, n'ont pu avoir lieu en raison de la pandémie.

Photo : iStock / iStockphotos

L’aide financière tarde à venir pour les camps de vacances du Québec, après un été complètement à l’eau. Ces derniers interpellent directement la ministre déléguée à l'Éducation pour une aide équivalente à 75 % de leurs frais fixes, sans quoi certains pourraient fermer.

Contrairement aux camps de jour, les camps de vacances n’ont pu accueillir d’enfants cet été en raison de la pandémie. Le gouvernement a accordé une enveloppe de 11 millions de dollars pour aider les camps de jour à fonctionner durant l’été.

Plusieurs établissements gèrent les deux types de camps - camps de jours et camps de vacances - mais le manque à gagner face à la fermeture des camps de vacances l'été dernier est trop important, selon l’Association des camps du Québec.

La solution, selon l’association qui représente 138 camps de jour et 93 camps de vacances, c’est d’offrir un fonds d’urgence équivalent à 75 % des frais fixes des camps de vacances.

Certains camps doivent payer jusqu’à 300 000 $ en frais fixes chaque année.

Comme les restaurants et les bars

Au début du mois, le gouvernement a annoncé une aide similaire pour les restaurants et les bars situés en zone rouge. Ceux-ci ont droit à un remboursement de la majorité de leurs frais fixes, sur une période de quatre semaines. La mesure représente environ 100 millions de dollars.

L’Association des camps du Québec estime qu’une telle mesure pour les camps de vacances représenterait un maximum de 24 millions de dollars.

Le 15 octobre, la ministre déléguée à l’Éducation, Isabelle Charest, a annoncé un plan de 70 millions de dollars pour le loisir et le sport.

De cette somme, 2,5 millions de dollars iront pour le Programme d'assistance financière à l'accessibilité aux camps de vacances, ce qui représente une bonification de 70 %, selon le cabinet de la ministre Charest.

Le cabinet précise que la ministre continue de travailler avec l'Association des camps du Québec pour trouver une solution qui va permettre aux camps de vacances de traverser la crise.

L'avenir des camps?

Dans ce contexte, les responsables de camps de la province, qui gèrent pour la plupart des camps de jour ainsi que des camps de vacances, ne savent pas s'ils seront en mesure de survire d'ici l'été 2021.

Comme l'explique Jean-Philippe Lehuu, directeur général du camp Le Saisonnier à Lac-Beauport près de Québec, les pertes financières sont lourdes.

Nous faisons en ce moment des calculs avec des plans A, B et C, mais on ne sait pas si on sera en mesure d'offrir nos activités sans aide, explique-t-il.

De petits parcs immobiliers

Des camps de vacances ont reçu l’appui de plusieurs élus, notamment de ceux des MRC de Charlevoix et de Charlevoix Est, de la Ville de Saint-Raymond et de la municipalité des Éboulements.

Thomas Lepage-Gouin, directeur général du camp Le Manoir aux Éboulements, souligne que les camps ont besoin de cet appui financier plus que jamais.

Dans certains cas, on a pu utiliser l'aide salariale en temps de pandémie, mais on a de gros frais fixes. On gère un peu comme de petits parcs immobiliers, nous avons besoin de les entretenir, précise-t-il lors d'une entrevue à C'est encore mieux l'après-midi.

Ces frais fixes, pour le moment, ne sont pas supportés par aucun programme, fait-il valoir.

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