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Itinérance : rejet d’un recours judiciaire pour les camps de fortune à Toronto

Des sans-abri dans un parc de Toronto.

Le groupe de défense des sans-abri demandait de permettre les campements de fortune à Toronto.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Un juge rejette la demande de groupes de défense des sans-abri, qui demandait au tribunal d’empêcher la Ville de Toronto de démanteler les camps de fortune établis dans les parcs en raison du manque d’espace dans les refuges pendant la pandémie.

Le groupe avait demandé une ordonnance provisoire pour permettre aux sans-abri d’habiter dans les parcs jusqu'à ce que la contestation d'un règlement municipal soit entendue.

Le règlement municipal interdit de se trouver ou de camper dans les parcs après minuit.

La contestation judiciaire était soutenue par la Société torontoise de prévention contre les surdoses et la Coalition ontarienne contre la pauvreté, deux organisations qui défendent les groupes de population en situation d’itinérance.

Quatorze personnes impliquées dans la défense des personnes en situation d’itinérance faisaient aussi partie du groupe qui menait le recours judiciaire.

Selon le juge Paul Schabas, la poursuite n'a pas réussi à démontrer un préjudice à l'intérêt du public qui justifierait la suspension de la capacité de la Ville à faire appliquer son règlement.

Le juge a ajouté que la suspension du règlement municipal lierait de manière injustifiée la Ville à la gestion des campements, qui sont considérés comme des milieux à risque pour la santé et la sécurité pendant la pandémie.

Des centaines d'hommes et de femmes qui ont quitté les refuges pour sans-abri de Toronto depuis le début de la pandémie ont commencé à vivre dans des campements qui se sont multipliés à travers la ville.

Pas un signal pour démanteler les campements, indique Toronto

La Ville de Toronto affirme que le jugement du tribunal indique qu'elle a entrepris de nombreuses démarches dans ses refuges pour répondre à la pandémie.

Le communiqué de presse indique aussi que Toronto estime avoir transféré 948 personnes des campements vers des refuges sécuritaires avec toutes leurs possessions et que plus de 2000 personnes en situation d’itinérance ont été dirigées vers des ressources d’habitation permanentes.

Toronto ajoute que le jugement n’ordonne pas à la Ville de démanteler les camps de fortune, mais que cette décision lui permet de procéder de la sorte lorsque des logements sont disponibles pour les gens ou lorsque la situation le demande.

La Ville de Toronto estime que de 400 à 500 personnes habitent présentement dans les divers campements de fortune sur son territoire.

Avec les informations de La Presse canadienne

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