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Le module des cyberenquêtes du SPVM fort occupé dans un climat social tendu

Plus de 940 dossiers de cybercrimes ont conduit à des enquêtes depuis le début de l'année.

Un poste de travail de cyberenquêteur au SPVM.

Le module des cyberenquêtes au SPVM a traité plus de 940 dossiers de cybercrimes depuis le début de l'année 2020.

Photo : Radio-Canada / Martin Cloutier

Dans la foulée de la pandémie de COVID-19, la polarisation des opinions sur les mesures sanitaires et le confinement ont contribué à hausser le nombre de signalements pour des menaces faites sur Internet et les réseaux sociaux.

Une simple visite dans les bureaux des cyberenquêtes du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) permet de rappeler que personne n'est anonyme derrière un écran.

Sur place, des postes de travail sont équipés de logiciels de retraçage pour aider au travail des enquêteurs et programmeurs-analystes spécialisés en cybercriminalité.

Des espaces de travail dans le module des cyberenquêtes du SPVM.

Dans les bureaux du module des cyberenquêtes du SPVM.

Photo : Radio-Canada / Martin Cloutier

Ils sont en service 24 heures sur 24, pour répondre aux besoins des nombreuses enquêtes criminelles du SPVM lancées après des signalements.

Plus de 940 dossiers de cybercrimes ont conduit à des enquêtes depuis le début de l'année. Une hausse d'environ 35 % par rapport à 2019.

On est en support à toutes les enquêtes concernant les réseaux sociaux, Internet ou les applications mobiles. On s'occupe de tous les crimes au Code criminel, de toutes les personnes dont la vie est en danger ou dont la sécurité physique est compromise, explique la sergente-détective Maya Alieh, qui supervise l'ensemble des cyberenquêtes.

On va demander notre expertise pour localiser une personne, identifier une personne, sauvegarder ou extraire de la preuve en urgence.

Maya Alieh, sergente-détective au SPVM
Maya Alieh travaille à son bureau.

La sergente-détective Maya Alieh, qui coordonne les cyberenquêtes au SPVM.

Photo : Radio-Canada / Pascal Robidas

Au cours des derniers mois, plusieurs signalements ont été faits à la police concernant des élus qui sont ciblés par des menaces de mort.

La semaine dernière, un Montréalais de 45 ans qui voulait s'en prendre au premier ministre, François Legault, a été arrêté à son domicile en quelques heures seulement. Mardi, un autre homme a été accusé à Montréal après avoir ciblé la mairesse Valérie Plante.

Mais la grande majorité des menaces en ligne qui sont signalées à la police concernent les internautes eux-mêmes.

Qu'il s'agisse d'un groupe Facebook avec des administrateurs anonymes, ou d'un internaute qui supprime ses propos menaçants de son compte personnel, tout est retraçable.

Les géants du web comme Google et Facebook possèdent entre autres de puissants serveurs pour tout enregistrer en ligne.

C'est sans compter les corps policiers au Canada, qui collaborent régulièrement avec ceux des autres pays, comme le FBI aux États-Unis.

Ce que je veux dire à la population, c'est qu'une fois que tu as pris la décision de t'asseoir derrière ton écran et d'écrire avec ton clavier – et que tu le laisses partir sur la toile –, tu perds le contrôle de cette information-là et de ton identité, prévient la sergente-détective.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Le logo du module des cyberenquêtes du SPVM.

Une tendance à la hausse

Du côté de la Sûreté du Québec, le nombre de signalements pour des menaces en ligne a plus que doublé en un an.

La SQ a reçu 1748 signalements en 2020, contre 713 en 2019.

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a senti le besoin de lancer un appel à la retenue au public par l'entremise de ses réseaux sociaux.

Image d'un message du DPCP.

Le DPCP a tenu à rappeler que l'impunité n'existait pas sur Internet.

Photo : Radio-Canada / Pascal Robidas

En marge de la pandémie de COVID-19, les opinions se sont polarisées sur Internet et les réseaux sociaux.

Du début des mesures sanitaires, en mars dernier, jusqu'à septembre, les enquêteurs de la SQ ont déjà traité plus de 300 signalements pour menaces en ligne contre les élus de l'Assemblée nationale, contre 53 de mars à septembre 2019.

Dans l'attente de la fin des mesures de confinement, les données compilées par les corps policiers n'iront pas à la baisse.

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