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COVID-19 : Un chercheur remarque une baisse de l'envie de se faire vacciner

Le Dr Nazeem Muhajine.

L'étude scientifique a été menée par Nazeem Muhajine, qui est professeur au département de santé communautaire et d’épidémiologie du collège de médecine de l’Université de la Saskatchewan.

Photo : Université de la Saskatchewan

L’auteur d’une étude scientifique sur la COVID-19 en Saskatchewan, publiée mercredi, s’inquiète que à peine un peu moins de la moitié des répondants envisagent de se faire vacciner contre la COVID-19, lorsque le vaccin sera disponible.

C’est inquiétant, car cela démontre que les responsables de la santé publique et les politiciens n’ont pas réussi à communiquer de façon claire le message que le vaccin sera sécuritaire, explique Nazeem Muhajarine, professeur au département de santé communautaire et d’épidémiologie du collège de médecine de l’Université de la Saskatchewan.

Le Dr Muhajarine affirme que c’est l’une des nombreuses conclusions de l’étude réalisée à la suite d’un sondage mené par l’Unité de l’étude évaluative sur la santé de la population de la Saskatchewan (SPHERU).

Ses collègues et lui ont recueilli plus de 5000 réponses à intervalles réguliers depuis le début de la pandémie. Les questions portent sur plusieurs sujets qui touchent la COVID-19, telles que le port du masque ou la volonté des répondants de se faire vacciner.

Capture d'écran d'un tableau montrant la volonté des répondants de se faire vacciner contre la COVID-19 en Saskatchewan.

Le souhait des répondants de se faire vacciner contre la COVID-19 est passé de près de 85 % à 56 % entre le mois de mai et la fin du mois de septembre, selon le sondage de la SPHERU.

Photo : Dr Nazeem Muhajarine, SPHERU

Le Dr Muhajarine explique que les raisons de cette baisse de l’intention de se faire vacciner contre la COVID-19 en Saskatchewan ne sont pas claires. Il estime cependant que les théories du complot sur les médias sociaux ont joué un rôle.

Le professeur estime que le faible taux de mortalité en raison de la COVID-19 en Saskatchewan peut aussi expliquer que le nombre de personnes envisageant de se faire vacciner en Saskatchewan a baissé.

Capture d'écran d'un graphique qui représente les données compilées par le Dr Nazeem Muhajarine.

L'étude réalisée par le Dr Nazeem Muhajarine et son équipe constate que moins de Saskatchewanais pratiquent certaines mesures sanitaires comme se laver les mains ou maintenir une distance physique avec les autres.

Photo : Dr Nazeem Muhajarine, SPHERU

Toujours selon l’étude du SPHERU, le nombre de répondants qui respectent les mesures de sécurité de base était de 83 % au mois de mai avant de passer à 44 % en septembre.

Il y a une certaine fatigue des mesures en lien avec la COVID-19. La population est peut-être fatiguée de se laver les mains, et avec les chiffres que nous voyons, c'est inquiétant, soutient le Dr Muhajarine.

Capture d'écran d'un graphique qui représente les données compilées par le Dr Nazeem Muhajarine.

Un nombre croissant de personnes en Saskatchewan affirment se rendre chaque semaine dans des endroits qui sont plus à risque en ce qui concerne la propagation du virus, selon le sondage du SPHERU.

Photo : Dr Nazeem Muhajarine, SPHERU

Le nombre de répondants qui se rendent chaque semaine dans des endroits plus à risques est également en hausse dans la province. L’étude scientifique souligne que le pourcentage des personnes sondées qui le font est passé de 35 % au mois de mai à 76 % à la fin du mois de septembre.

Le Dr Muhajarine indique que les récentes éclosions dans la province sont survenues à la suite de rassemblements intérieurs où les personnes ne portaient pas de masque, notamment dans des bars ou dans des églises.

Il note toutefois un point positif dans les données compilées par son équipe. Près de 60 % des personnes qui ont répondu au sondage en septembre disent qu’elles portent un masque, contrairement à 40 % au mois de mai.

Cette statistique se confirme également au sujet du port du masque dans les lieux publics fermés, puisque 63 % des répondants affirment que le couvre-visage devrait être obligatoire dans ces lieux. À l’inverse, 11 % des personnes se prononcent contre le port du masque.

Avec les informations de Jason Warick

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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