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Négociations dans le secteur public : la FTQ et la CSQ s’indignent

Gros plan de Daniel Boyer, avec des micros devant lui.

Les travailleurs des services publics sont « écœurés », selon le président de la FTQ, Daniel Boyer.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La Presse canadienne

Les deux syndicats déplorent le peu de résultats dans les tractations visant à renouveler les conventions collectives dans les secteurs public et parapublic, et ce, malgré les assurances du gouvernement.

Les travailleurs des services publics sont écœurés, exaspérés par une négociation avec Québec qui n'avance pas, malgré les affirmations publiques du gouvernement Legault, affirme le président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Daniel Boyer.

Après avoir prévenu que le système risquait de craquer s'il n'y avait pas de réinvestissement dans les ressources humaines des réseaux de la santé et de l'éducation, M. Boyer a indiqué mercredi que maintenant, ça pète et qu'on est sur le point de rupture de services.

Il n'y a pas que des préposés aux bénéficiaires, s'est-il exclamé, mercredi, au cours d'une conférence de presse pour faire le point sur la négociation avec Québec.

Les négociations pour le renouvellement des conventions collectives dans les secteurs public et parapublic ont commencé il y a un an et, selon M. Boyer, rien n'avance. Il assure que sa centrale a fait plusieurs pas, a déposé des contre-propositions, mais que les négociateurs gouvernementaux, eux, n'ont pas bougé.

À son tour, donc, la FTQ envisage des moyens de pression. Il s'agira toutefois de moyens de visibilité et il n'est pas question de grève ni de provoquer une rupture de services, a assuré Daniel Boyer.

Sonia Éthier assise à une table de presse parle aux journalistes.

La présidente de la Centrale des syndicats du Québec, Sonia Éthier

Photo : Radio-Canada

Le syndrome de la chaudière percée

Une véritable crise des conditions de travail sévit dans les services publics, soutient pour sa part la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).

Dans son allocution d'ouverture à l'occasion du conseil général de sa centrale, mercredi, la présidente de la CSQ, Sonia Éthier, a comparé la situation actuelle dans les réseaux de l'éducation et de la santé au syndrome de la chaudière percée.

Elle affirme ainsi que le gouvernement réagit à la pièce, en investissant dans certaines mesures, mais sans s'attaquer à ce qu'elle appelle des problèmes structurels. Il en résulte que, malgré certains pas dans la bonne direction, les problèmes de fond ne se résolvent pas, selon elle.

Elle cite en exemple l'appel au retour au travail lancé aux enseignants retraités, à cause de la pénurie d'enseignants. Or, ça ne se bouscule pas aux portes, rapporte-t-elle.

Elle donne aussi l'exemple des surveillants en milieu scolaire, dont une petite partie seulement travaillerait à temps complet. Québec a dû lancer un programme pour en recruter.

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