•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

« Personne ne doit camper cet hiver », prévient la mairesse de Montréal

Des tentes servant d'habitation rue Notre-Dame, à Montréal.

La mairesse Valérie Plante affirme que les personnes vivant dans des tentes, comme ici, rue Notre-Dame, devront avoir quitté leur campement avant l'hiver.

Photo : Radio-Canada / Jean-Claude Taliana

Radio-Canada

L'administration montréalaise a pour objectif de mettre 700 lits au total à la disposition des personnes en situation d'itinérance. À l'approche de l'hiver, la mairesse Valérie Plante a signifié que ceux qui vivent actuellement dans des tentes, comme c'est le cas rue Notre-Dame, devront quitter leur campement.

Pour moi, personne ne doit camper cet hiver [...] Une tente, ça ne protège pas du froid, a mis en garde la mairesse Plante, qui juge nécessaire d'ajouter des mesures d'urgence et d'augmenter de manière importante le nombre de lits.

Ainsi, la Ville de Montréal, qui avait déjà rendu disponible 300 lits cet été, en ajoutera 400 autres en prévision de l'hiver.

On cherche des solutions rapides, a dit la mairesse de Montréal, qui travaille de près avec le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) pour offrir un toit aux gens dans le besoin, à l'aube de l'hiver. Ce qui l'amène d'ailleurs à lancer ce message au gouvernement de François Legault : On est dans une situation de jamais vu, il faut qu'on s'adapte au fur et à mesure.

La Ville travaille aussi en collaboration avec le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Centre-Sud et des organismes communautaires pour procurer des haltes-chaleur et des services de navettes pour amener les gens vers les lieux d'accueil.

Services qui devront être disponibles, insiste Mme Plante : On ne veut pas qu’une personne se retrouve devant un centre d’hébergement complet et qu’elle n’ait pas d’autres recours.

Les heures d’ouverture et les espaces des centres de jour seront, eux aussi, bonifiés. La Ville en est à finaliser la préparation de ces sites et à embaucher du personnel.

Valérie Plante a d’ailleurs souligné que tout comme le personnel du réseau de la santé, celui qui s’occupe des gens en situation d’itinérance est fatigué lui aussi.

Bilan quotidien au Québec

Le gouvernement du Québec rapportait mercredi 1072 nouveaux cas de COVID, pour un total de 96 288 personnes infectées dans la province depuis le début de la pandémie.

Dix-neuf décès se sont ajoutés au bilan, soit 2 survenus mardi, 15 survenus entre le 14 et le 19 octobre et 2 autres survenus avant le 14 octobre, pour un total de 6074 décès.

On n'a fait état d'aucune nouvelle hospitalisation; le nombre actuel reste à 565. Le nombre de personnes se trouvant aux soins intensifs a diminué de 6, et s’élève maintenant à 94.

De plus, 21 902 prélèvements avaient été réalisés lundi à des fins de dépistage, pour un total de 2 861 156.

En date de mardi à 16 h, Montréal comptait 39 712 cas confirmés de coronavirus depuis le début de la pandémie. La santé publique de la métropole a rapporté 3516 décès attribués à la maladie.

Montréal sur la bonne voie

Un panneau indiquant une clinique de dépistage près du stade olympique de Montréal.

Une clinique de dépistage pour la COVID-19 est ouverte à proximité du stade olympique.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Durant la dernière semaine, Montréal a enregistré 1724 cas, pour une moyenne de 245 cas par jour. La situation se stabilise et la ville progresse dans la bonne direction, selon la directrice régionale de santé publique, Mylène Drouin.

Montréal demeure toutefois encore en zone rouge et dans cinq quartiers de Montréal, la situation est plus aiguë : Parc-Extension, Snowdon, Saint-Laurent, Pointe-Saint-Charles et Côte-des-Neiges.

Dre Drouin dit constater une baisse importante du nombre de personnes allant se faire dépister. Elle encourage les Montréalais à se faire tester et demande aux employeurs d'inciter leurs employés à le faire. « Mettez en place les conditions pour que les gens ne rentrent pas au travail tout en présentant des symptômes. »

« La lutte n'est pas terminée », a-t-elle prévenu. La santé publique de Montréal gère actuellement plus de 200 éclosions actives, notamment dans :

  • 23 services de garde
  • 73 milieux scolaires
  • 70 milieux de travail

Il y a aussi des cas de contagion dans la communauté ainsi que parmi les travailleurs de la santé.

Et il y a toujours une pénurie de personnel dans le secteur de la santé, a déclaré Sonia Bélanger, qui dirige le CIUSSS du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal. Le réseau est fragile, notamment chez les infirmières, les infirmières auxiliaires, les technologues de laboratoire et les inhalothérapeutes.

Les jeunes souffrent

Par ailleurs, la situation des 18-29 ans est préoccupante : 45 % d'entre eux jugent que la pandémie a eu un impact sur leur santé mentale, affirme Dre Drouin. C'est parmi les jeunes que l'on retrouve le plus grand nombre de personnes à avoir perdu leur emploi. Ils ont aussi plus de difficultés à se loger et à se nourrir.

Les étudiants, quant à eux, ressentent une baisse de leur motivation.

Autant de raisons qui incitent la santé publique à s'asseoir avec ses partenaires pour venir en aide à ces jeunes qui entrent dans la vie adulte, a dit Mylène Drouin en substance.

Avec les informations de La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !