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Les infirmières invitées à se mobiliser en fin de semaine en Estrie

Des infirmières.

Cette fin de semaine, les infirmières sont invitées à refuser le temps supplémentaire obligatoire (archives).

Photo : iStock

Radio-Canada

Cette fin de semaine, les infirmières sont invitées à refuser le temps supplémentaire obligatoire. Le Syndicat des professionnelles en soins des Cantons-de-l'Est espère que cet appel sera entendu par ses membres.

Ce plan d’action national est un des moyens de pression visant à faire bouger les choses à la table des négociations, explique d’emblée Sophie Séguin, présidente du Syndicat des professionnelles en soins des Cantons de l'Est, au micro de l’émission Par ici l’info.

On se rend à des actions de ce genre [parce que] le gouvernement à la table de négociations ne parle pas de surcharge de travail, mais parle de charge de travail, lance-t-elle.

Pour eux, il n’y a pas de charge de travail et ce n’est pas si pire que ça dans nos milieux alors que les gens sont épuisés. On a des départs massifs. [...] La patience a ses limites.

Sophie Séguin, présidente du Syndicat des professionnelles en soins des Cantons-de-l'Est

D’ailleurs, selon Mme Séguin, beaucoup d’infirmières se questionneraient même sur leur avenir. Ça nous inquiète beaucoup. On perd des gens avec de l’expertise. On a des gens qui tombent en arrêt de travail, épuisés, en dépression, dénonce-t-elle.

De moins bonnes conditions de travail depuis la fusion

Pour Sophie Séguin, la fusion dans le milieu de la santé et des services sociaux a dégradé les conditions de travail des infirmières au cours des dernières années. On est au sommet. On ne peut pas aller plus loin. Il faut qu’il y ait une écoute du gouvernement. C’est sûr que d’ici 3 à 4 ans, on n’aura pas nécessairement comblé l’ensemble des besoins, souligne-t-elle.

Lors d’un point de presse mardi, le premier ministre François Legault a indiqué qu’il comprenait la fatigue et la frustration des infirmières. Il a même affirmé être disposé à faire des efforts financiers pour réduire la surcharge de travail des infirmières. Toutefois, il a prévenu qu'il ne pouvait pas leur accorder des augmentations de salaire importantes.

Une nouvelle que Sophie Séguin accueille positivement, car ce qui prime pour le moment, selon elle, ce sont les conditions de travail. Oui, c’est une bonne nouvelle. Mais pour nous il faut que ça s’accélère. [...] Il faut qu’on ait des solutions concrètes. On ne peut plus attendre. Il faut s’assurer d’avoir des conditions gagnantes pour nos membres et [leur] annoncer une bonne nouvelle, lance-t-elle.

On va voir à la table de négociations cette semaine. C’est la première fois que M. Legault s’avance dans ce genre de propos, conclut Sophie Séguin.

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