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Écoles vieillissantes : une situation « inquiétante » au Nouveau-Brunswick

Une file d'attente devant l'école Amirault alors que le soleil se lève.

L'école Amirault de Dieppe est l'un des établissements scolaires qui a besoin de travaux de modernisation.

Photo : Radio-Canada / Louis-Philippe LeBlanc

La vérificatrice générale du Nouveau-Brunswick, Kim Adair-MacPherson, souligne dans son rapport publié mardi que 60 % des 294 écoles de la province sont âgées de plus de 40 ans. Alors que les dépenses en infrastructure diminuent et les besoins en rénovation augmentent, les districts scolaires se disent préoccupés par la situation.

C'est inquiétant, affirme Robert Lévesque, président de la Fédération des conseils d’éducation du Nouveau-Brunswick (FCÉNB).Dans son rapport, Mme Adair-MacPherson note que le budget en immobilisation pour les infrastructures scolaires au Nouveau-Brunswick est passé de 109 millions de dollars en 2017 à 60 millions en 2020.

Comment justifier une baisse aussi importante dans la situation qu’on vit présentement, s’interroge M. Lévesque.

Les demandes de tous les districts scolaires au Nouveau-Brunswick - anglophones et francophones - étaient évaluées à près de 300 millions selon le FCÉNB pour l'exercice financier de 2020-2021. Les demandes de modernisation des écoles de niveau un étaient estimées à 115 millions.

Ici, ce sont des priorités qui touchent la santé et la sécurité des occupants. Le total était de 115 millions $ et le gouvernement octroie 60 millions. La question se pose. Est-ce que nous avons des écoles qui ne sont pas sécuritaires?, martèle M. Lévesque.

Illustration d'un long édifice comprenant deux ailes, une bibliothèque, un gymnase, une garderie et une aire de jeu extérieure.

Une nouvelle école doit être construite bientôt le long du chemin McLaughlin à Moncton.

Photo : Ville de Moncton/Design Plus Architecture

Le District scolaire francophone Sud accueille 52 % des élèves francophones dans ses écoles. Le président du conseil d’éducation de ce district partage les préoccupations de la FCÉNB.

Au niveau des réparations, c’est certainement une inquiétude. On prend l’école Louis-J.-Robichaud par exemple où pour faire des économies, on a retardé le projet des investissements. Ça touche donc la sécurité de nos élèves. C’est certain qu’on veut des écoles qui favorisent l’apprentissage et un milieu propice, mais le milieu propice ça comprend la sécurité, souligne M. Demers.

Contrairement à plusieurs autres districts scolaires, les écoles du sud de la province doivent gérer la croissance plutôt que la décroissance. La dernière chose qu’on veut y faire, c’est fermer une école vieillissante parce que les rénovations n’ont pas été faites à temps.

L’école Mathieu-Martin de Dieppe, entre autres, accueille plus de 1000 élèves de la 9e à la 12e année. Elle a été construite en 1972. Aujourd’hui, elle a besoin d’être rénovée pour la sécurité des élèves, tout comme l’école Amirault, selon Paul Demers.

Ces écoles-là, un moment donné on risque de ne plus pouvoir les rénover et être obligé de les fermer. À long terme là, ça va coûter beaucoup plus cher à la province.

Paul Demers, président du conseil d'éducation

Afin de faire avancer ses dossiers, le District scolaire francophone Sud fait ses propres études démographiques afin de planifier ses besoins en infrastructure. Cependant, d’après M. Demers, ces besoins ne sont pas toujours pris en compte par le ministère de l’Éducation.

Ces données sont très importantes, mais souvent le ministère va peut-être passer outre si le conseil d’éducation si on n’est pas à l’affût, avance-t-il.

On a un comité des infrastructures qui fait un gros travail pour présenter au ministère des priorités dans les constructions. Ça arrive au ministère et ça devient tout mélangé. On ne sait plus où se trouver là-dedans, ajoute M. Demers.

Autant Robert Lévesque que Paul Demers s’entendent pour dire que les choses doivent changer et tous les deux gardent espoir.

Ça doit changer pour la sécurité de nos élèves. Ça doit changer pour une éducation de qualité pour nos élèves et ça doit changer pour une éducation de qualité en français pour nos élèves, a conclu M. Demers.

Avec des informations de La matinale et du Téléjournal Acadie

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