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125 patients de plastique pour illustrer la nécessité de ratios sécuritaires

Une membre de la FIQ tient une pancarte à bout de bras et est entourée de dizaines d'effigies représentant des patients de CHSLD.

Une membre de la FIQ près du Centre d’hébergement René-Lévesque, à Longueuil, entourée de dizaines d'effigies représentant des patients de CHSLD.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

En pleine négociation pour le renouvellement de sa convention collective, la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) continue à mettre de la pression sur le gouvernement de François Legault afin qu’il améliore radicalement les conditions de travail de ses membres.

Après avoir bloqué le pont Jacques-Cartier et le pont de Québec lundi, la FIQ publie mercredi sur son site web un palmarès des pires ratios infirmière-patients qui sont observés dans les CHSLD du Québec.

L’organisation syndicale a aussi installé devant le CHSLD René-Lévesque de Longueuil 125 portraits grandeur nature de patients pour illustrer la charge de travail à laquelle sont soumises les infirmières.

Le CHSLD René-Lévesque détient la palme de la liste élaborée par la FIQ, avec, de nuit, un ratio de 224 patients pour 2 infirmières auxiliaires et 1 infirmière.

L’une des plus importantes revendications de la FIQ, qui représente notamment des milliers d’infirmières et d’infirmières auxiliaires, est la diminution de la surcharge de travail de ses membres, entre autres par la mise en vigueur de ratios infirmière-patients sécuritaires.

En 2018-19 on a fait des projets ratios avec le ministère [de la Santé], on a établi des nouvelles fourchettes de ratio. On devrait avoir une infirmière auxiliaire et une infirmière pour environ 38 à 44 patients, dépendamment des CHSLD. […] Mais la moyenne, c’est souvent 80, 90 et 100 patients, déplore la présidente de la FIQ, Nancy Bédard.

On voit de près le portrait d'une femme âgée.

La FIQ a installé devant le CHSLD René-Lévesque de Longueuil 125 portraits grandeur nature de patients pour illustrer la charge de travail à laquelle sont soumises les infirmières.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Après avoir entendu le premier ministre François Legault admettre mardi en conférence de presse que les infirmières étaient surchargées de travail, Mme Bédard espère que ses propos se traduiront en réalisations concrètes à la table de négociation.

C’est une première. Pour la première fois, le premier ministre a admis la surcharge de travail des professionnelles en soins. C’est vraiment la bonne nouvelle de la semaine. C’est très fort comme message, se réjouit-elle.

Je souhaite que les négociateurs du gouvernement aient bien entendu leur premier ministre, parce que nous on va être à la table aujourd’hui et on s’attend à un déblocage sur les ratios notamment.

La présidente de la FIQ, Nancy Bédard

François Legault a déclaré qu’il était prêt à faire des efforts financiers pour réduire la surcharge de travail des infirmières, mais a aussi indiqué que les coffres de l’État n’étaient pas assez pleins pour en même temps leur offrir des augmentations salariales supérieures au niveau de l'inflation.

L’augmentation du salaire des infirmières, tout comme des horaires attrayants et la conciliation travail-famille, fait cependant aussi partie des conditions nécessaires pour rendre l’emploi plus attirant pour les jeunes et peut-être permettre de rapatrier certaines employées ayant quitté le métier, pense la FIQ, qui dit avoir un plan échelonné sur cinq ans pour remédier à la pénurie qui sévit.

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