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Les 25 à 44 ans et les Hispaniques plus touchés par la COVID-19 aux États-Unis

Un employé de pompes funèbres creuse une tombe dans un cimetière.

Selon les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies, 300 000 morts supplémentaires ont été recensés aux États-Unis depuis l'éclatement de la pandémie.

Photo : Reuters / Brian Snyder

Les adultes âgés de 25 à 44 ans ainsi que les personnes d'origine hispanique pourraient être les plus grandes victimes de la pandémie de COVID-19 aux États-Unis. Selon une étude des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), il s'agit des groupes les plus touchés par une surmortalité d'environ 300 000 morts recensée depuis le début de la pandémie.

Dans leur rapport, qui porte sur la période du 26 janvier au 3 octobre, soit approximativement depuis le début de la pandémie sur le territoire américain, les CDC estiment que les 226 000 personnes officiellement tuées aux États-Unis par la COVID-19 pourraient ainsi cacher un bilan bien plus lourd.

Sur l'ensemble des morts en surnombre recensés pendant cette partie de 2020, environ les deux tiers sont attribuables au nouveau coronavirus, estime le rapport.

Le portrait tracé est incomplet : les CDC n'offrent pas d'explications claires à propos de cette surmortalité chez les 25 à 44 ans, surtout entre les mois de mai et d'août dernier, d'autant que la majorité des experts avancent que les populations les plus à risques sont les personnes âgées de 70 ans et plus.

Idem pour la population hispanique.

Malgré tout, le constat est sans appel : le taux de surmortalité des 25 à 44 ans s'est établi à 26,5 % comparativement aux autres années, soit la plus forte hausse pour l'ensemble des groupes d'âge. Pour les autres groupes, la croissance de cette surmortalité varie de 15 à 20 %, environ.

Chez les Hispaniques, cette hausse est vertigineuse, à 53,6 %, comparativement à environ 30 % pour les Noirs et les Asiatiques, et 11,9 % pour les Blancs.

Des impacts sournois

Quant à l'impact de la COVID-19 sur l'ensemble de la population américaine, le rapport des CDC avance que les estimations à propos de la surmortalité provoquée par la pandémie pourraient être sous-estimées, puisque des décès pourraient avoir été attribués à d'autres causes par hasard, et que la maladie pourrait avoir entraîné la mort de façon indirecte.

Ainsi, écrivent les CDC, les morts imputables aux maladies respiratoires, à l'Alzheimer et à la démence, ainsi qu'aux maladies de circulation du sang se sont multipliées en 2020, par rapport aux années précédentes, et il est impossible de savoir si ces décès ont été mal attribués, ou si l'impact de la pandémie sur les services hospitaliers est à blâmer.

À deux semaines de l'élection présidentielle américaine, la question de la gestion de la pandémie par l'administration américaine est plus que jamais un enjeu politique.

Le candidat démocrate, Joe Biden, accuse son adversaire Donald Trump d'avoir refusé d'agir rapidement, et de n'avoir toujours pas mis en place un plan national pour dépister rapidement les possibles cas de contamination, notamment.

Donald Trump, lui, affirme que la pandémie est sur le déclin, et a récemment dénigré son principal expert en maladies infectieuses, le Dr Anthony Fauci.

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