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La Ville de Gatineau adopte un plan d'action de lutte contre l'itinérance

Un homme regarde des policiers démanteler un campement improvisé à l'extérieur.

Des agents du Service de police de la Ville de Gatineau ont démantelé en mai dernier un campement non loin du Gîte ami, un refuge pour personnes sans abri dans le secteur de Hull. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Radio-Canada

Le conseil municipal de Gatineau a officiellement adopté son nouveau cadre de référence et son plan d'action de lutte contre l'itinérance mardi soir.

Ce plan triennal prévoit notamment des mesures pour améliorer l'accessibilité à des logements et à des services de base.

L'adoption du plan survient alors que les nombreux démantèlements de campements d'itinérants cet été continuent d'être critiqués.

Au cours de la séance, le conseil a reçu plusieurs commentaires du public dénonçant la décision de la Ville de ne pas tolérer les tentes près du ruisseau de la Brasserie.

Enjeux de santé

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, a tenu à répondre à ces questions.

La réponse simple, c’est non, les démantèlements n'arrêteront pas, parce que les campements sont une solution à rien, a indiqué M. Pedneaud-Jobin.

On l’a essayé il y a quelques années, on est allés au bout de cette idée-là et la conclusion que tout le monde portait à l’époque, c’est que c’était une mauvaise solution, a-t-il rappelé.

Le conseiller municipal du district de Hull-Wright, Cédric Tessier, a quant à lui parlé d'un enjeu de sécurité.

On a tenté l’expérience il y a quelques années. Cette expérience-là a démontré qu’il y a eu une augmentation des problèmes de sécurité d’abord pour les campeurs eux-mêmes. On parle d’une augmentation de la violence, de l’intimidation, d'agressions sexuelles, a-t-il renchéri.

Il y a eu d’autres enjeux, notamment des enjeux de santé où l’absence d’encadrement a mené à des abus importants de consommation d’alcool ou de drogues, a poursuivi le conseiller.

M. Tessier a lancé un appel à l'ensemble des organismes communautaires pour qu'ils n'encouragent pas les itinérants à dormir dehors pendant l'hiver.

Le camping n’est pas une solution. Il y a un groupe communautaire qui encourage des personnes à dormir dehors l’hiver, c’est extrêmement dangereux pour n’importe qui, a-t-il conclu.

À Gatineau, on estime qu'environ 1000 ménages sont en attente d'une habitation à loyer modique. Quelque 8900 ménages doivent consacrer plus de 30 % de leurs revenus pour se loger, a fait savoir la Ville par voie de communiqué.

Le plan d'action sur l'itinérance disposera d'un budget de près de 700 000 $.

Avec les informations de Nathalie Tremblay

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