•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Assassinat d'un professeur en France : sept personnes devant un juge antiterroriste

Des députés entourant le portrait de Samuel Paty sur les marches du Palais-Bourbon.

Plusieurs députés se sont rassemblés sur les marches du Palais-Bourbon, le mardi 20 octobre, dans l'après-midi, pour rendre hommage à Samuel Paty.

Photo : Reuters / GONZALO FUENTES

Agence France-Presse

Sept personnes, dont deux mineurs, seront présentées mercredi à un juge antiterroriste en vue de l'ouverture d'une information judiciaire et d'éventuelles mises en examen, après l'assassinat vendredi, près de Paris, du professeur Samuel Paty, a appris l'AFP de source judiciaire.

Parmi elles figure Brahim C., le parent d'élève qui a lancé la mobilisation contre le professeur après deux cours sur la liberté d'expression dispensés par Samuel Paty les 5 et 6 octobre dans son collège de Conflans-Sainte-Honorine, à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Paris.

Les enquêteurs antiterroristes, qui recherchent d'éventuelles complicités, s'intéressent notamment à des messages échangés sur l'application WhatsApp entre ce père de famille et l'assaillant, Abdoullakh Anzorov, 18 ans, un réfugié d'origine tchétchène.

Le sulfureux militant islamiste Abdelhakim Sefrioui, qui avait accompagné ce parent d'élève dans sa mobilisation, sera aussi présenté à un juge mercredi.

Également concernés, deux mineurs sont soupçonnés d'avoir reçu de l'argent de l'assaillant en échange de renseignements sur la victime.

Une source proche du dossier avait expliqué lundi à l'AFP que l'enseignant décapité avait été désigné à l'assaillant par un ou plusieurs collégiens, a priori contre une rémunération.

Traque judiciaire

Trois amis de l'assaillant, qui s'étaient livrés spontanément à la police vendredi soir, doivent eux aussi être présentés à un juge.

Selon une source proche du dossier, l'un d'entre eux est soupçonné d'avoir convoyé l'assaillant, tandis qu'un autre est suspecté de l'avoir accompagné lors de l'achat d'une arme qui a servi au cours de l'attentat.

Les gardes à vue pendant lesquelles neuf autres personnes ont été interrogées par la police ont en revanche été levées mardi soir, sans que ces personnes fassent l'objet de poursuites à ce stade.

Parmi elles figurent trois collégiens, les parents, le grand-père et le petit frère du meurtrier, mais aussi la compagne de M. Sefrioui ainsi qu'un homme déjà condamné pour terrorisme qui a été en contact avec l'assaillant.

Vendredi vers 17 h, Abdoullakh Anzorov a décapité Samuel Paty, un professeur d'histoire-géographie, à proximité du collège où celui-ci enseignait dans un quartier calme de Conflans-Sainte-Honorine, avant d'être tué de neuf balles par des policiers à 200 mètres de là.

Ce professeur avait montré début octobre des caricatures de Mahomet à ses élèves dans le cadre d'un cours sur la liberté d'expression. Le parquet antiterroriste doit tenir une conférence de presse à Paris mercredi à 14 h 30, heure locale.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !