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Les règles sanitaires forcent le Centre féminin à refuser des femmes en détresse

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Le poing d'un homme avec la silhouette floue d'une femme derrière.

Le confinement qui découle de la pandémie de coronavirus est un facteur aggravant de la violence conjugale.

Photo : iStock

Radio-Canada

Depuis le début de la crise sanitaire en mars, 50 femmes qui ont fait appel au Centre féminin du Saguenay pour se loger ont dû essuyer un refus. Cette hausse considérable est provoquée par les règles sanitaires qu'impose la pandémie.

Il y a six chambres. On doit limiter à une femme par chambre, avec ou sans ses enfants. On est subventionné pour 11 lits et avant, on avait des co-chambreuses, mais maintenant on ne peut plus faire ça, met en contexte la directrice du Centre féminin du Saguenay, Marie-Claude Bouchard.

Les messages d'appel à l'aide se présentent sous diverses formes : messagerie Facebook, courriel ou téléphone. Ces plateformes étaient rarement utilisées avant la pandémie.

Les femmes doivent trouver des moyens alternatifs pour nous contacter parce qu'elles sont confinées pour la majorité d'entre elles avec le conjoint qui exerce de la violence. Elles doivent trouver des moyens qui sont sécuritaires pour elles, poursuit Marie-Claude Bouchard.

Le Centre féminin du Saguenay offre des services externes sans hébergement aux femmes pour les aider le plus possible. D'autres organismes, comme le Centre de prévention du suicide 02, doivent s'adapter pour aider les personnes vulnérables. La détresse revêt un nouveau visage depuis la pandémie.

On va parler de perte d'emploi, de chômage, de séparation aussi. Tous ces impacts de la pandémie qui ne sont pas la maladie directement, mais qui sont des impacts de la pandémie et du confinement, peuvent augmenter le niveau de détresse.

Mélanie Lapierre, intervenante au Centre de prévention du suicide 02

Demandez de l'aide, dit le PM

Lors du point de presse du gouvernement, mardi, le premier ministre François Legault s’est montré au fait et sensible aux enjeux de santé mentale découlant de la crise sanitaire. Il a invité les Québécois qui ont besoin d'aide psychologique à se faire aiguiller vers les bons services.

Composer la ligne Info-Social (811) demeure la porte d’entrée, a rappelé le PM, en assurant que contrairement aux ratés de la première vague, du soutien sera disponible au bout du fil en quelques minutes grâce à l’ajout de ressources.

Quelques ressources :

  • Ligne Info-Santé/Info-Social : 811
  • Centre de prévention du suicide : 1-866-277-3553

D'après le reportage de Flavie Villeneuve

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