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Sports et pandémie : le double défi des étudiants-athlètes du Rouge et Or

L'attaquant du Rouge et Or Wassim Chaouki en sprint lors d'un match contre les Carabins de l'Université de Montréal

L'attaquant Wassim Chaouki malmène les gardiens de but adverse depuis qu'il a 3 ans.

Photo : Mathieu Belanger

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Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Privés de leurs sports, des étudiants du Rouge et Or de l’Université Laval vivent des pertes de repères. Tellement, qu’au moins quatre fois plus d’étudiants-athlètes ont eu recours à de l’aide psychologique depuis le mois de septembre.

C’est difficile pour eux de tout gérer ça quand ils n’ont pas le contrôle de la situation, explique d’emblée Nathalie Bertrand, psychologue clinicienne qui collabore avec les athlètes du Rouge et Or.

Depuis le mois de septembre, je vois quatre fois plus d’étudiants-athlètes que je voyais dans d’autres années. La pandémie vient changer beaucoup de choses, illustre la psychologue.

« Le sport c'est une bonne façon de gérer le stress et l’anxiété. Ça les rend encore plus vulnérables. »

— Une citation de  Nathalie Bertrand, psychologue clinicienne

Le sport… depuis l’enfance

L’attaquant de troisième année du Rouge et Or soccer, Wassim Chaouki, a vu sa routine être doublement bouleversée dans les derniers mois.

Il y a deux volets qui nous impacte beaucoup : il y a le niveau athlète et le niveau étudiant, explique celui qui étudie en comptabilité.

C’est que beaucoup d’étudiants-athlètes le sont depuis leur enfance. Dans le cas de Wassim, il foule les pelouses de soccer depuis qu’il a trois ans.

« Le sport et les études, c’est toujours un ensemble. On ressent un certain vide et ce vide-là, on essaye de le combler comme on peut. »

— Une citation de  Wassim Chaouki, attaquant, Rouge et Or soccer

L’absence des coéquipiers est un autre vide à combler. Bien qu’il pratique d’autres sports comme le golf et le vélo, rien ne peut remplacer les sports d’équipe, selon lui.

Le soccer, c’est comme un gros casse-tête. On est tout le temps en interaction avec ses coéquipiers, on essaye de trouver des solutions. Et ça, on ne le fait pas dans les sports individuels, croit le numéro 16.

Le volet académique n’est pas facile non plus. Les études à distance, ce n’est vraiment pas facile. Au début, on pensait vraiment que ça allait être facile, que ça allait être le fun. Finalement, on passe des [dizaines] d'heures devant nos ordinateurs par jour.

« En faisant du sport, on est mieux dans notre corps et dans notre tête. Ça nous permet de réussir au niveau académique. »

— Une citation de  Wassim Chaouki, attaquant, Rouge et Or soccer

Wassid ne sait pas s’il pourra compléter son expérience sportive universitaire. On croise les doigts. On espère qu’au niveau académique, ça va bien aller.

Conscient que d’autres vivent aussi des problèmes en lien avec la pandémie, le footballeur ne se fait pas de cachette. On arrête le sport pour notre santé, mais aussi pour tout le reste de la population. Ça reste que le sport, c’est très important, c’est notre vie.

Garder la motivation

La situation n’est pas idéale non plus pour Audrey Leduc, une sprinteuse de deuxième année qui pratique aussi le saut en longueur.

Privée de championnats canadiens cette année, elle doit conserver ses objectifs alors que l’hiver arrive.

Au début de la pandémie, ce n’était pas si pire que ça, explique-t-elle. Elle a pu s’entraîner chez elle, à Gatineau.

Cette fois-ci, c’est différent. L’hiver s’en vient. Il commence à faire plus froid, faire des sprints à l’extérieur, ce n’est pas l’idéal.

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Audrey Leduc

Photo : Mathieu Belanger

La motivation n’est pas tout le temps présente. On manque de contact avec les gens. Les entraîneurs ne peuvent plus être là pour nous motiver sur la piste. Ce n’est pas comme avoir la chimie de groupe, comme on avait l’an passé.

« Malgré ça, mes objectifs sont encore bien précis. C’est ce qui va me garder sur la bonne voie. »

— Une citation de  Audrey Leduc, sprinteuse, Rouge et Or

Elle aussi ne sait pas si elle pourra pratiquer son sport en compétition dans les prochains mois.

On pourrait décrire ça comme une angoisse. On ne savait pas jusqu’au 15 octobre si la saison allait avoir lieu, rappelle celle qui souhaite faire partie de l’équipe nationale dans le futur.

Je dois continuer à avancer. Le sport nous drive, c’est ce qui nous permet d’avancer dans la vie, conclut-elle.

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