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Voici les 13 États où se jouera le contrôle du Sénat américain

Oui, le duel pour la Maison-Blanche est crucial, mais la lutte pour le contrôle du Sénat, qui aidera notamment le futur président à faire avancer ses priorités politiques ou lui mettra des bâtons dans les roues, l’est tout autant. Du Maine à l’Arizona en passant par la Caroline du Sud, le champ de bataille électoral s’étend sur une douzaine d’États. Visite guidée.

L'extérieur du Capitole, devant lequel marche un homme.

Le Capitole abrite le Congrès américain, à Washington.

Photo : Reuters / Jason Reed

Commençons par le début – et par un peu d’arithmétique : le Sénat compte 100 sièges, soit deux par État.

Actuellement, les 53 républicains y sont majoritaires, contre 45 démocrates et 2 sénateurs indépendants alliés des démocrates.

Un Sénat d’une autre couleur que celle du parti du président peut limiter grandement son action. En plus d’adopter des lois, les sénateurs confirment aussi la nomination des juges désignés par le président et les membres de son administration.

Trente-cinq sièges en jeu...

Tous les deux ans, le tiers des 100 sièges se retrouve tour à tour en jeu.

Il y a, en 2020, 35 élections sénatoriales, qui incluent deux élections spéciales visant à pourvoir les sièges d'autant d'élus qui n’auront pas terminé leur mandat comme prévu en 2022.

Le cycle électoral de cette année place les républicains sur la défensive : ils défendent 23 des sièges en jeu contre 12 pour les démocrates.

... mais un suspense (parfois relatif) dans 14 courses seulement

Puisque la plupart des États semblent déjà acquis à l’une ou l’autre des deux formations, le contrôle de la Chambre haute se jouera tout au plus dans 13 États, où se livreront 14 courses sénatoriales cruciales. Exceptionnellement, deux sièges de sénateurs sont soumis au verdict des électeurs en Georgie, puisqu'une élection spéciale vient s'ajouter à celle déjà prévue.

Douze des luttes les plus serrées se livrent dans des États représentés par des républicains. Non seulement le président Trump a-t-il perdu du terrain au profit de son rival démocrate Joe Biden, mais, selon les sondeurs, sa chute dans les intentions de vote a tiré des candidats républicains vers le bas.

La formation de Donald Trump est contrainte de défendre des États qu’elle aurait dû être assurée de remporter, comme le Kansas ou l'Iowa.

Les républicains vulnérables se retrouvent coincés entre une base électorale fidèle au président et des électeurs qui lui sont réfractaires, mais dont ils ont besoin pour gagner.

Pour atteindre la majorité et ainsi contrôler le Sénat, les démocrates doivent augmenter leur représentation de quatre sièges – ou de trois s’ils remportent la présidence –, car le vice-président a un rôle prépondérant en cas d’égalité.

En contrepartie, les républicains peuvent se permettre de perdre tout au plus trois sièges si Donald Trump s’assure un deuxième mandat et deux si les électeurs le congédient.

Les sites de prévisions The Cook Political Report, FiveThirtyEight et The Economist donnent les démocrates favoris. FiveThirtyEight, dont le modèle se fonde sur des simulations découlant des sondages, estime à 74 % les chances des démocrates de reconquérir le Sénat.

Pour y parvenir, ces derniers axent notamment leur campagne sur la santé, accusant leurs rivaux de menacer l’accès aux soins, tandis que le message commun aux candidats républicains lie leurs adversaires au socialisme.


Avantage démocrate

Selon le site d'analyse The Cook Political Report, les démocrates sont favorisés pour conserver l'un de leurs sièges et pour conquérir deux États républicains. Une majorité démocrate est difficile à imaginer sans d'abord remporter ces sièges, leurs victoires les plus probables.

MICHIGAN

  • Démocrate : Gary Peters (sénateur sortant) – 61 ans
  • Républicain : John James – 39 ans

Le Michigan est le seul État à avoir voté pour Donald Trump après avoir élu un démocrate au Sénat deux ans plus tôt.

La lutte oppose le sénateur sortant, un réserviste de la Marine retraité, à un vétéran de l’armée afro-américain, invité régulièrement sur les plateaux de Fox News. John James en est à sa deuxième tentative pour être élu au Sénat.

L’État offre aux républicains l’une de leurs deux seules chances d'augmenter leur délégation au Sénat. L’avantage est toutefois présentement du côté démocrate, d’autant plus que l'élan du candidat démocrate à la présidence, Joe Biden, en avance dans les intentions de vote de l’État, pourrait aider Gary Peters à franchir la ligne d’arrivée.


ARIZONA (élection spéciale)

Montage de deux photos des candidats, regardant devant eux avec un léger sourire devant un lutrin, prises lors d'un débat. Mark Kelly tient un stylo.

Les candidats Martha McSally et Mark Kelly

Photo : Associated Press / Rob Schumacher/The Arizona Republic

  • Républicaine : Martha McSally (sénatrice sortante) – 54 ans
  • Démocrate : Mark Kelly – 56 ans

L'élection vise à pourvoir le siège du sénateur républicain John McCain, mort en août 2018.

Avant 2018, l’Arizona, un État à la démographie changeante, n’avait pas élu un démocrate au Sénat depuis 30 ans. Lors des dernières élections de mi-mandat, Kyrsten Sinema est sortie victorieuse de son duel serré contre la candidate républicaine, qui n’était nulle autre que Martha McSally.

Cette dernière a tout de même accédé au Sénat après avoir été nommée par le gouverneur républicain de l’État pour assumer temporairement la suite du mandat du sénateur McCain, élu en 2016. Si lui n'a pas hésité à s'opposer au président, sa successeure a résolument pris parti pour Donald Trump.

Elle affronte cette fois-ci un ancien astronaute, militant pour un meilleur contrôle des armes à feu, marié à une ex-représentante démocrate qui a déjà été victime d’une fusillade. Largement favori, Mark Kelly figure parmi les candidats démocrates qui amassent des contributions records.


COLORADO

  • Républicain : Cory Gardner (sénateur sortant) – 46 ans
  • Démocrate : John Hickenlooper – 68 ans

Le Colorado compte de nombreux électeurs indépendants peu portés vers le président Trump et penche de plus en plus vers le Parti démocrate. Cory Gardner est d'ailleurs l’un des deux seuls sénateurs républicains dont l’État a voté pour Hillary Clinton lors de la présidentielle de 2016.

Après la diffusion d’une vidéo dans laquelle Donald Trump tenait des propos sexistes, en octobre 2016, il avait lui-même dit ne pas pouvoir soutenir le candidat républicain, ce qui ne l’a pas empêché de s’opposer à sa destitution plus tôt cette année et de soutenir sa réélection en 2020.

Après avoir remporté de justesse sa première course, le sénateur sortant a une tâche plus difficile contre John Hickenlooper, qui a exercé deux mandats comme gouverneur de l’État. Même si une commission indépendante a conclu à des violations aux lois liées à l’éthique quand ce dernier était en poste, il reste le favori de cette course.


Luttes les plus serrées

Les sept sièges au centre des élections les plus compétitives, selon le classement du Cook Political Report, sont tous détenus par des républicains. Les trois premières courses favorisent les démocrates, mais la pente est pour eux plus abrupte dans les quatre suivantes.

CAROLINE DU NORD

  • Républicain : Thom Tillis (sénateur sortant) – 60 ans
  • Démocrate : Cal Cunningham – 47 ans

Après une courte victoire en 2014, Thom Tillis, qui peine à consolider le vote du président dans son État, se mesure à un ancien sénateur de l’Assemblée législative de l’État, vétéran de la guerre en Irak.

Le 2 octobre, l’actualité est venue secouer la campagne électorale : en l’espace de quelques heures, le premier a annoncé avoir reçu un diagnostic positif de COVID-19, peu après le président Trump, et le deuxième a confirmé avoir envoyé des textos sexuels, mais peu explicites, à une autre femme que la sienne. Malgré le scandale, le démocrate conserve une légère avance.

Terrain traditionnellement favorable aux républicains, la Caroline du Nord a émergé cette année comme État pivot pour la présidentielle, ce qui pourrait encourager une plus grande participation démocrate que d'’habitude. L’État se trouve souvent au centre de luttes sénatoriales serrées et éjecte souvent ses sénateurs après un seul mandat.


MAINE

Les deux femmes regardent le modérateur du débat à leur droite.

La candidate démocrate Sara Gideon et la sénatrice républicaine sortante Susan Collins

Photo : Associated Press / Brianna Soukup

  • Républicaine : Susan Collins (sénatrice sortante) – 67 ans
  • Démocrate : Sara Gideon – 48 ans

Dans un État qui vote démocrate à la présidentielle depuis deux décennies, la républicaine dite modérée a facilement remporté ses cinq élections, devançant même son adversaire démocrate par une marge de 37 points la dernière fois, en 2014.

Mais celle qui avait une réputation d'indépendance a réussi, tour à tour, à mécontenter les deux camps par ses décisions, et elle risque fort d’être une victime collatérale de l’ère Trump, marquée par la polarisation.

Auprès de ses détracteurs, elle s'est forgé l'image d'une républicaine se disant troublée par les agissements d'un président largement impopulaire dans son État, mais rentrant bien vite dans le rang. Les plus progressistes reprochent entre autres à la politicienne, parmi les seules de son parti à appuyer le droit à l’avortement, son vote en faveur de la nomination du juge conservateur Brett Kavanaugh à la Cour suprême.

Elle fait face à la présidente de l’Assemblée législative de l’État, l'une des candidates démocrates sénatoriales ayant reçu les contributions les plus importantes.

Pour la première fois, l’État utilisera le vote préférentiel à l’échelle fédérale : les électeurs doivent ordonner les candidats par préférence, et la gagnante sera celle à recueillir plus de 50 % des voix à l'issue de tous les tours nécessaires.


IOWA

  • Républicain : Joni Ernst (sénatrice sortante) – 50 ans
  • Démocrate : Theresa Greenfield – 57 ans

Élue facilement il y a six ans, Joni Ernst pouvait espérer une deuxième victoire à la lumière des résultats à la présidentielle de 2016 : Donald Trump a remporté cet État conservateur par une marge de 10 points. Quatre ans plus tard, l'Iowa s'inscrit pourtant dans la colonne des luttes serrées, tant pour la présidentielle que pour le Sénat.

Selon un sondage récent du Des Moines Register, 56 % des électeurs de l’Iowa estiment que leur sénatrice n’en a pas suffisamment fait au Congrès pour aider les citoyens de l’État. Restée loyale au président, la républicaine, qui a récemment contesté le bilan américain des victimes du coronavirus, défend son siège contre une femme d'affaires néophyte en politique.

D’après le site Politico, l’Iowa pourrait être l’État qui livrera le siège décisif pour le contrôle du Sénat.


MONTANA

  • Républicain : Steve Daines (sénateur sortant) – 58 ans
  • Démocrate : Steve Bullock – 54 ans

Après une première victoire, en 2014, le sénateur sortant se mesure au gouverneur de l’État, qui avait réussi à être réélu à la tête du Montana avec une marge de 4 points en 2016. L'exploit est notable, puisque la même année, les électeurs avaient pourtant préféré Donald Trump à Hillary Clinton par une marge de 20 points.

Steve Bullock, poussé vers la sortie en raison de la limite du nombre de mandats autorisés, avait initialement résisté à l'idée de briguer un siège au Sénat. Sa volte-face a propulsé le Montana dans les États à surveiller.

La décision du candidat du Parti vert de se retirer de la course pose un obstacle de moins pour le démocrate, mais son rival reste favori. Selon Politico, il est difficile d’envisager que le contrôle du Sénat échappe aux démocrates en cas de victoire de Steve Bullock, mais une victoire de Steve Daines n’a pas la même signification pour les républicains.


CAROLINE DU SUD

Photo montage de Lindsey Graham, regardant vers la droite, le menton appuyé sur ses deux index, et Jaime Harrison, tenant un micro

Lindsey Graham et Jaime Harrison

Photo : Getty Images/Tom Williams et Reuters/Joshua Roberts

  • Républicain : Lindsey Graham (sénateur sortant) – 65 ans
  • Démocrate : Jaime Harrison – 44 ans

La Caroline du Sud, qui boude les candidats démocrates au Sénat depuis plus de 20 ans, offre sans contredit l’une des luttes serrées les plus inattendues et les plus fascinantes.

Dans le coin droit, l’un des plus farouches alliés du 45e président, en quête d’un quatrième mandat. Dans le coin gauche, un avocat afro-américain aux origines modestes, étoile montante du Parti démocrate.

Le Lindsey Graham d’avant 2016, ami de John McCain, se targuait d'être indépendant et d'avoir une approche bipartisane... et dénigrait Donald Trump. Si les démocrates l'accusent d'hypocrisie, les trumpistes purs et durs jugent sa conversion insuffisante.

Il est facilement sorti victorieux par le passé et reste nettement le grand favori. Mais il a devant lui un adversaire charismatique qui séduit des indépendants et des républicains modérés des banlieues tout en mobilisant l’électorat démocrate. Et qui, seulement au troisième trimestre, a engrangé 58 millions de dollars, fracassant un record de financement.

La reconquête du Sénat par les démocrates ne passe pas par ce siège, mais une défaite de Lindsey Graham, caméléon le plus emblématique de l'ère Trump, rendrait leur victoire particulièrement savoureuse.

Plus du quart de la population de l'État, largement diversifiée, est afro-américaine.


GEORGIE

  • Républicain : David Perdue (sénateur sortant) – 70 ans
  • Démocrate : Jon Ossoff – 33 ans

David Perdue, un allié loyal du président qui en est à son premier mandat, s’est retrouvé dans l’embarras récemment après s'être moqué de la prononciation du nom de la colistière de Joe Biden, Kamala Harris, au cours d’un rassemblement pro-Trump.

Un geste à tout le moins maladroit dans un État où les communautés issues de la diversité représentent près de la moitié de la population, et les Afro-Américains le tiers de la population à eux seuls. Ses activités boursières, après une rencontre d’informations privilégiées sur la pandémie, à la fin janvier, avaient en outre soulevé des questions.

Si Jon Ossoff remportait l’élection, il deviendrait le plus jeune sénateur depuis Joe Biden, qui avait 30 ans lors de son investiture, en 1973.

En vertu des règles de la Georgie, un candidat doit obtenir 50 % du vote pour l’emporter, ce qui rend probable la tenue d’un deuxième tour, en janvier, entre les deux candidats les plus populaires.


GEORGIE (élection spéciale)

  • Principaux candidats républicains : Kelly Loeffler (sénatrice sortante) –  49 ans – et Doug Collins – 54 ans
  • Principal candidat démocrate : Raphael Warnock – 51 ans

Les règles inhérentes à la politique georgienne rendent bien particulière la dynamique de l'autre course de Georgie, une élection partielle qui vise à pourvoir le poste d’un élu républicain n'ayant pas terminé son mandat. Il s’agit d’une élection opposant simultanément tous les candidats de tous les partis : si aucun d'eux n’obtient 50 % du vote, les deux candidats ayant recueilli le plus de voix – même s'ils appartiennent à la même formation – s’affronteront en janvier.

Les deux meneurs républicains sont la sénatrice sortante nommée de façon intérimaire par le gouverneur en début d’année et un élu de la Chambre des représentants. Se présentant tous deux comme la voix authentique d’un conservatisme très trumpien, ils s’attaquent sans ménagement.

Le principal candidat démocrate est un pasteur afro-américain d’Atlanta. S'il est en tête des sondages, il recueille moins d'appuis que ses deux principaux candidats républicains réunis. Les autres candidats démocrates, plus loin dans les sondages, font l’objet de pressions pour les convaincre de se retirer de la course.


Avantage républicain

Les batailles électorales les plus prometteuses des républicains se livrent dans trois États présentement à leur actif et dans un État représenté par un démocrate.

ALABAMA

Montage photo montrant Doug Jones et Tommy Tuberville, tenant tous deux un micro

Doug Jones et Tommy Tuberville

Photo : Getty Images/Justin Sullivan et Associated Press/Butch Dill

  • Démocrate : Doug Jones (sénateur sortant) – 66 ans
  • Républicain : Tommy Tuberville – 66 ans

Doug Jones est considéré comme le sénateur le plus vulnérable, tous partis confondus.

Lors d’une élection spéciale, en décembre 2017, il avait provoqué un séisme politique en ravissant à l’arraché aux républicains l’un de leurs bastions les plus solides. Cela dit, il n'a pas cette année comme adversaire un candidat controversé visé par des allégations d'agressions sur des mineures...

Le démocrate, qui fait partie de l’aile modérée de sa formation, s’est fait reprocher par l’électorat de l'État d’avoir appuyé la destitution du président en février dernier. L’Alabama est d’ailleurs l’un des États les plus favorables à Donald Trump, qui, lui, y mène dans les intentions de vote par près de 18 points.

Les sondages confèrent une très confortable avance à son rival républicain, un ancien entraîneur de football. Une défaite de Doug Jones en Alabama forcerait les démocrates à faire des gains dans quatre ou cinq États.


ALASKA

  • Républicain : Dan Sullivan (sénateur sortant) – 55 ans
  • Démocrate : Al Gross (indépendant qui soutiendrait les démocrates) – 58 ans

Dan Sullivan, ancien procureur général de l’État et ancien membre du corps des Marines, a battu de justesse le sénateur démocrate sortant en 2014. Il affronte cette fois un médecin, qui pratique aussi la pêche commerciale et milite pour des soins de santé abordables.

Ce dernier, un indépendant, a indiqué qu’il participerait au caucus des démocrates, mais a pris ses distances avec des politiques mises de l’avant par l’aile progressiste de la formation, comme le Green New Deal ou un régime d’assurance maladie universel.

Un sondage récent du New York Times place le républicain en avance dans l'État. Un troisième candidat, dont le parti d’inspiration libertarienne prône l’indépendance de l’Alaska, obtient des appuis significatifs.

L’Alaska est cependant reconnu comme un État difficile à sonder, et les sondages ne sont pas nombreux.


KANSAS

  • Républicain : Roger Marshall  – 60 ans (brigue un siège détenu par un républicain)
  • Démocrate : Barbara Bollier – 62 ans

Deux médecins tentent de succéder à un élu républicain, en poste depuis plus de 24 ans, qui ne se représente pas.

Le candidat républicain, qui siège à la Chambre des représentants, est favori, mais les sondages indiquent une lutte serrée avec sa rivale démocrate dans un État qui est historiquement un bastion républicain. Le dernier démocrate élu sénateur l’a été en 1932.

La démocrate, une sénatrice de l’Assemblée législative de l’État, a quitté le Parti républicain en 2018, disant qu'il allait dans la direction contraire à sa boussole morale. Des dizaines d’élus républicains anciens et encore en poste du Kansas lui ont accordé leur appui, traduisant le conflit qui divise les républicains modérés et conservateurs de l’État.

Son élection n’est pas impossible, mais elle dépendrait d'une vague démocrate dans le pays.


TEXAS

  • Républicain : John Cornyn (sénateur sortant) – 68 ans
  • Démocrate : MJ Hegar – 44 ans

Ce n’est pas un hasard tente si le Texas, représenté par John Cornyn depuis trois mandats, est tout en bas de cette liste : FiveThirtyEight estime à 87 % ses chances de battre MJ Hegar, une enseignante, vétéran de la division aérienne des forces armées américaines.

La démographie changeante de l’État et la courte défaite du candidat démocrate au Sénat Beto O’Rourke lors des élections de mi-mandat de 2018 donnent néanmoins de l’espoir aux démocrates.

Signe que la course est plus serrée que prévu et que l’appui des modérés sera important, le sénateur sortant, qui a toujours pris parti pour le président Trump, a semblé prendre – relativement – ses distances récemment. Au cours d’une entrevue avec un média local, il a dit exprimer ses différences d’opinions en privé. C’est peut-être comme beaucoup de femmes qui se marient en pensant pouvoir changer leur mari et, d’habitude, cela ne marche pas très bien, a-t-il dit de sa relation avec le président.

Avec les informations de Washington Post, Politico, et CNBC

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