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Des vaccins contre la COVID-19 distribués dès décembre?

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Un volontaire reçoit un vaccin.

Un volontaire reçoit un vaccin expérimental contre la COVID-19.

Photo : Reuters / MURAD SEZER

Kassandra Nadeau-Lamarche

Partout dans le monde, un vaccin contre la COVID-19 se fait attendre, dans l'espoir de combattre les effets de la pandémie sur la santé et l'économie. Le directeur du Centre de recherche en infectiologie de l'Université Laval, Gary Kobinger, croit que les premières doses pourraient être distribuées dès décembre. Entrevue avec le spécialiste.


Q - Plusieurs pensent que la crise sanitaire prendra fin lorsqu'un vaccin sera disponible. C'est pour quand?

R - La crise ne va pas nécessairement finir au moment où on aura un vaccin. Il ne faut pas se dire : c’est juste quand on va avoir un vaccin, donc en attendant, on fait ce qu’on peut jusqu’à ce qu’on ait un vaccin. Il y a des techniques qui marchent vraiment : l’épidémiologie, le suivi de cas, le diagnostic, ça fonctionne, il ne faut surtout pas abandonner.

C’est pour quand? Depuis le début, je dis printemps-été pour un accès plus général. Ce à quoi je m’attends, c’est qu’on voie des vaccins sortir à partir de peut-être même décembre, mais au moins au début 2021. Je m’attends à ce qu’on voie certains obtenir des autorisations, au moins d’urgence, pour par exemple protéger les plus vulnérables et les travailleurs de la santé.


Q - Est-ce qu'on a de bonnes nouvelles?

R - Il y a plein de bonnes nouvelles. La deuxième vague, on avait prévu au printemps passé qu’il allait y en avoir une, et elle est en train de se produire. La grosse bonne nouvelle, c’est quand vous regardez le taux de mortalité, c'est très très bas comparativement à ce qu’on a vu durant la première vague.


Q - Pourquoi?

R - Il y a plusieurs hypothèses, mais une des hypothèses qui est en chef de file, je pense que beaucoup de personnes sont d’accord, c’est que les gens sont plus attentifs. Ils font attention, ils suivent les messages de santé publique, la distanciation, les mains, les masques, etc. Ça fait qu’en fin de compte, quand ils sont exposés, ils sont exposés à des doses plus faibles. Il y a une étude assez intéressante qui va sortir qui montre que la dose à laquelle on est exposés, ça corrèle évidemment avec la sévérité de la maladie.

Dr Gary Kobinger en entrevue dans un pavillon de l'Université Laval.

Le Dr Gary Kobinger se montre très optimiste quant aux avancées de la recherche sur la COVID-19.

Photo : Radio-Canada

En plus de tout ça, il y a un diagnostic qui se fait, c'est incroyable, chaque jour, c’est des milliers de tests. Au niveau clinique aussi, la prise en charge est beaucoup plus efficace. Il y a maintenant des solutions qui commencent à émerger.

Aussi, l’épidémiologie devient de mieux en mieux. Si vous connaissez quelqu’un qui a été un cas récemment, normalement les gens autour ont des contacts. Au printemps passé, ce n'était pas tout le temps constant.

On est meilleurs à faire beaucoup de choses, ce qui fait qu’on a un taux de mortalité moins élevé.


Q - Les progrès depuis six mois sont donc importants?

R - On avait déjà des cartes dans les mains au départ. On connaissait le SRAS à cause de ce qui s’était passé au début du 21e siècle, donc on avait de l’information sur le virus comme tel. On sait déjà quelles composantes du virus utiliser pour la vaccination, donc c’est vraiment un atout. Il y a certainement une attention particulière pour accélérer tout ce qui peut être accéléré.

Les propos ont été recueillis par Bruno Savard

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