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Les lueurs d’espoir de l’économie albertaine

L'Alberta pourrait enregistrer une croissance de son économie de 3,3 % l'année prochaine, selon la banque ATB.

Une vitrine de magasin.

Le nombre de commerces qui ont ouvert leurs portes est supérieur à celui de ceux qui ont dû les fermer en Alberta en 2020, selon le Conseil des affaires.

Photo : La Presse canadienne / Jeff Mcintosh

Que ce soit en termes de déficit, de contraction du produit intérieur brut (PIB) ou de pertes d’emploi, l’économie albertaine est à son plus bas depuis les années 1930. Les prévisions pour 2021 sont toutefois moins sombres, selon plusieurs rapports économiques.

Un retour du positif en 2021

L’économiste en chef de la banque ATB, Todd Hirsch, prévoit une contraction de l’économie albertaine de 7,1 % en 2020 à cause de la pandémie et de la chute des prix du pétrole.

La croissance devrait cependant être de retour l’année prochaine avec une augmentation du PIB de l’Alberta de 3,3 %, selon ses prévisions. Si ce chiffre peut paraître modeste face à la contraction de l’économie, Todd Hirsch rappelle que la province n’a pas vu de telles augmentations depuis 2014.

Photo de Todd Hirsch lors de sa présentation des perspectives économiques pour 2021.

Todd Hirsch est l'économiste en chef de la banque ATB.

Photo : Radio-Canada

La réalisation de cette prédiction dépend cependant d’une absence de restrictions à l’économie et d’une stabilisation des prix du pétrole autour de 40 $ le baril.

Signe d’espoir : plus de commerces ont ouvert que ceux qui ont fermé leurs portes depuis le début de la pandémie, note l’économiste en chef du conseil des Affaires de l’Alberta, Mike Holden, dans son rapport trimestriel (Nouvelle fenêtre) (en anglais).

Les dépenses des consommateurs sont également supérieures à celles de 2019, ce qui laisse entrevoir une reprise des activités.

Les gagnants de la reprise

La relance de l’économie est toutefois disparate. M. Holden décrit ainsi des poches de croissance dans la foresterie, par exemple, ou dans le secteur de la finance.

Todd Hirsch prévoit, lui, trois secteurs comme porte-étendard de cette croissance en 2021 : la santé, l’agriculture et les nouvelles technologies.

La reprise sera numérique, croit également Mary Moran, la présidente de l’agence de développement économique de Calgary.

L’agence tout comme le gouvernement provincial se sont lancés dans une campagne pour attirer plus d’investissements dans le secteur des technologies. Mme Moran fait miroiter des investissements potentiels de plus de 18 milliards de dollars pour Calgary, qui pourraient créer 77 000 emplois.

La route sera longue et cahoteuse.

Mary Moran, Calgary economic development

Les perdants : les travailleurs

Tous ces acteurs économiques sont cependant prudents dans leurs prévisions. Todd Hirsch note que ces trois secteurs de croissance resteront cependant minimes face à l’importance de l’industrie énergétique en Alberta.

Le secteur énergétique ne sera plus le moteur de l’économie albertaine, mais sa colonne vertébrale.

Todd Hirsch, économiste en chef, ATB

La croissance pourrait donc être sans gain d’emplois. L’économiste prévoit ainsi un taux de chômage aux alentours de 11,4 % en 2020 et de 11 % en 2021.

De nombreuses personnes ont été forcées de réduire leurs heures de travail ou de quitter le marché de l’emploi, ce qui constitue un réservoir de main-d’oeuvre que l’économie albertaine devra absorber avant de pouvoir être à nouveau créatrice d’emplois, conclut Todd Hirsch.

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